Benoit Paturel « Je reviens de loin »

Benoit Paturel de retour après deux années noires

En 2018, Benoit avait rencontré des soucis de santé l’obligeant à quitter la scène du mondial MXGP alors qu’il avait enfin trouvé un guidon au sein de l’équipe Marchetti KTM, après avoir essuyé des problèmes contractuels avec l’équipe BOS GP Kawasaki.

Il avait fallu du temps avant que Benoit découvre qu’il souffrait du virus d’Epstein- Barr, expliquant pourquoi le Français n’était pas en mesure d’aller au bout de ses manches en grand prix. En 2019, le pilote Lyonnais avait finalement rejoint l’équipe Gebben Van Venrooy Kawasaki mais avait dû se faire opérer des avant-bras avant le début de la saison, souffrant du syndrome des loges. Benoit était revenu en piste pour disputer 5 grands prix avant de jeter l’éponge de nouveau; des restes du virus d’Epstein Barr ayant été retrouvé dans son sang lors d’un contrôle médical.

2020, nouvelle saison, nouveau départ pour Benoit qui, de retour en forme, a intégré la nouvelle structure JM Honda Racing à l’intersaison. Auteur d’un top 10 de manche à Matterley Basin, Benoit Paturel était dans le bon rythme à Valkenswaard avant de rencontrer un problème mécanique en première manche et de se faire prendre dans une chute collective en seconde manche. Des résultats pas forcément au goût du Français mais ce dernier retient tout du positif et tire des enseignements de ces premiers grands prix; on fait le point avec Benoit après Valkenswaard.

Benoit Paturel

« J’ai eu un petit souci sur la moto en fin de première manche mais je me suis battu jusqu’à la fin, il y a quand même du positif. En deuxième manche, j’avais quasiment fait le plus dur du boulot en partant quatrième mais au bout de la ligne droite, on s’est empilé avec Gautier Paulin et je suis reparti bon dernier. Ensuite, je suis tombé de nouveau deux fois pendant la manche et à partir de là c’était terminé. C’est dommage car j’aurais aimé faire deux solides résultats mais bon, c’est comme ça.

C’est bon pour la confiance, ça revient petit à petit. Je reviens de très loin. Tout le team me soutient, ils sont derrière moi, c’est génial, une équipe avec des gens très professionnels qui me mettent en confiance et m’aident à revenir à mon meilleur niveau. C’est l’objectif, ça prend du temps, ça ne se fait pas en un jour. On a prouvé qu’on avait fait un bon hiver, il reste encore beaucoup de travail mais je montre que je suis quand même là, il faudra concrétiser en signant des résultats solides chaque weekend sur les grands prix, intégrer les 10, et on fera un bilan des résultats en fin d’année. 

Epstein Barr, c’est réglé, c’est derrière moi. J’ai été malade pendant 2 ans, j’ai enchaîné les galères et les complications à côté de ça. D’un côté, ça m’a servi, j’en sors plus fort aujourd’hui et tous les jours, je vais de l’avant, je continue à me battre. 

Le niveau est très haut en MXGP cette saison mais je prends vraiment du plaisir à nouveau en roulant dans la catégorie dans un super team donc c’est que du bonheur pour moi.

Ce weekend, la piste était très compliquée. Honnêtement, j’ai de la chance de m’être beaucoup entraîné dans le sable pendant la période hivernale, je pense que ça m’a beaucoup aidé ce weekend. Valkenswaard, des conditions vraiment difficiles, il faut jouer avec les trous, jouer avec la piste afin de garder le plus de vitesse possible et quand tu gardes ta vitesse, ça se passe bien. Les gars de devant le montrent, ça marche pour eux, ils roulent plus vite et subissent moins la piste. Le but, c’est de progresser et de se rapprocher des meilleurs d’ici la fin de l’année. »


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