Chad Reed « Pour 2020, c’est mitigé »

L’Australien de retour à Paris.

Il fallait faire le déplacement du côté de Paris La Défense Arena pour pouvoir voir Chad Reed évoluer de nouveau sur un Supercross Parisien. Au bord de la piste, on pouvait retrouver un certain Eric Sorby ou encore David Vuillemin. Autant dire que ça avait comme un air des années 2000 ce weekend du côté du Supercross de Paris. Pour cette 37ème édition, seul Chad Reed a enfilé son casque néanmoins.

Inlassablement, saison après saison, l’Australien rempile, encore et toujours, pour le plus grand bonheur de ses fans.

Mais à l’âge de 37 ans, Chad semble fin prêt à prendre sa retraite sportive, et cette dernière pourrait arriver plus vite que prévu; pour 2020, rien n’est encore fait.

Chad, peut-être pas le weekend espéré mais 12 ans après, revenir et rouler ici, ça doit être étrange ! Malgré les résultats, content d’être de retour à Paris ?

C’est sûr. Paris, c’est spécial, Bercy à l’époque, c’était dingue. Difficile de recréer la même atmosphère qui faisait rêver tout le monde. La terre est différente de ce qu’on a l’habitude de retrouver aux USA . J’ai été surpris par la taille de l’enceinte, c’est bien plus grand que Bercy, de l’autre côté de Paris. Que le résultat soit positif ou non, c’est du temps en plus pour moi sur la piste et c’est bon de pouvoir rouler lors de ces 4 courses d’intersaison [Monster Cup, Paris, Nouvelle Zélande, Australie]. C’est ma seule façon de me remettre en jambes.

Le samedi s’est bien déroulé pour moi. En ce qui concerne le weekend, il y a eu des hauts et des bas, c’est un peu mitigé, c’est comme ça quand tu essayes de retrouver la vitesse. Je me suis mieux senti que sur la Monster Cup, même si les résultats sur le papier ne sont pas vraiment représentatifs.

Finalement, tu n’as pas roulé beaucoup depuis ta blessure de Seattle l’an dernier, tu disais avoir à peine roulé avant la Monster Cup.

Je manque de roulage mais ces courses sont une bonne opportunité de retrouver l’intensité. Ça répond à certaines questions, ça donne une ligne directive. On a fait quelques réglages entre la Monster Cup et Paris même si je n’ai pas roulé beaucoup. La terre était très glissante ici et on a dû faire pas mal de changements depuis la Monster Cup, la surface était différente.

Je manque de condition physique, de temps sur la moto, j’ai même eu mal aux avant-bras, ce qui ne m’était jamais vraiment arrivé. Beaucoup de pilotes se plaignent de ça, et moi, je n’ai jamais vraiment ressenti de mal aux bras, et là, quand j’essayais d’augmenter l’intensité, mes avant-bras devenaient durs comme du béton.

J’avais quand même une bonne vitesse sur la soirée tout de même. Il y a du positif, je crois que je signe le 4ème temps lors des essais. Les whoops étaient plutôt technique pour un  Supercross Européen et j’étais content car c’est un peu le schéma que tu vas retrouver aux USA et j’ai tenu le coup. Mais bon, ils ont fini par les rabaisser un peu, et du coup, j’ai perdu un avantage.

Malgré l’abandon du dimanche, le Supercross de Paris t’a – en quelque sorte – aidé à préparer la saison 2020 ?

J’ai beaucoup appris ce weekend. Malheureusement le dimanche, je tombe au départ de la seconde manche, j’ai essayé de regarder le replay mais je ne sais toujours pas trop pourquoi ni comment c’est arrivé.

Je suis tombé sur le dos et je dois rouler en Nouvelle-Zélande la semaine prochaine donc j’ai décidé de mettre un terme à ma soirée. On a quand même fait des progrès même si les résultats ne sont pas présents. L’intensité est présente cette année à Paris et j’ai réussi à élever mon rythme.

Pour terminer, la question que tout le monde doit te poser… on s’attendait à te voir chez JGR pour 2020, finalement non. À ce point de l’intersaison, on ne sait même plus si on va avoir l’occasion de te voir en 2020 … Ça s’annonce comment ?

Pour 2020, c’est encore difficile à dire, c’est mitigé. Il y a des chances qu’on me voit rouler, mais il y a aussi autant de chances que je ne sois pas là du tout…, On essaye de voir ce qu’on peut faire, il faut que ça ait un sens pour nous de monter un programme, on est en train de voir avec Mountain Motorsports.

Sinon, je m’alignerais quand même pour faire mon 250ème départ.

Si je dois dépenser de l’argent, autant que je le dépense dans les courses automobiles à ce point de ma carrière.


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