Coty Schock « On m’a volé ma moto chez moi avant High Point »

Quand le karma fait bien les choses.

En se faisant tirer ses deux motos juste avant High Point, la saison s’annonçait plutôt compliquée pour le privé Coty Schock. Si sa moto d’entraînement n’a toujours pas été retrouvée, Coty a pu récupérer sa moto de course et n’est pas passé loin des points à High Point.

Coty a comme beaucoup souffert dans le sable de WW Ranch mais est parvenu à décrocher deux top 15 de journée consécutifs à Southwick et Redbud.

Sur le papier, ce n’est qu’une 15ème position, mais à Southwick, Coty se classe juste derrière Justin Bogle, Blake Baggett, Joey Savatgy et Benny Bloss. Pour le jeune pilote originaire du Delaware, c’est une victoire, n’en témoigne son poing rageur levé au ciel en passant la ligne d’arrivée à Redbud.

Quand on vous dit que rentrer dans les points lors d’un national 450 n’est pas donné à tout le monde.

Une interview réalisée par Jason Todd pour RacerX

Hey Coty, tu fais quoi aujourd’hui ?

Rien de spécial, une journée comme les autres, à la salle à faire mon entraînement physique.

Cool ! Ça ressemble à quoi une journée/semaine pour toi ? Sport, moto, sport, moto ?

Ma routine en semaine c’est d’aller à la salle de sport au moins 5 jours par semaine, et d’espérer pouvoir rouler deux voir trois fois la semaine si j’ai de la chance [rires]. C’est difficile de rouler la semaine pour l’instant car ma moto d’entraînement a été volée la semaine de High Point malheureusement.

Attends, quoi ? Tu t’es fais voler ta moto sur le circuit ?

On m’a volé ma moto chez moi, le lundi matin avant la course de High Point. Les gens qui l’ont volée ont aussi pris ma moto de course, mais ils n’ont pas pu aller loin car j’avais un chiffon dans la boîte à air qui a fini par se faire aspirer dans le moteur donc la moto a coupé, heureusement ! Le pire, c’est que je venais enfin d’avoir un kit de suspensions WP pour la toute première fois et je n’ai pu le rouler que deux fois avant de me faire voler ma moto. Je me disais « Puta*n, je n’ai pas le droit d’avoir de jolies choses ». Mais je me suis repris mentalement et je suis quand même allé rouler.

C’est horrible ! J’espère que tu la récupéreras, des pistes ?

Ouai, mais bon, il faut continuer d’avancer tu sais. Elle a été aperçue plusieurs fois proche de chez moi, mais on n’a pas encore pu la récupérer, c’est dommage.

Dégoûté. Parlons courses. Deux fois dans le top 15 à Southwick et Redbud. T’es content ?

JE SUIS TROP CONTENT ! L’an dernier, j’ai signé mon premier top 20 à Budds Creek et je savais que je pouvais rentrer dans les 15 l’année suivante. Remplir mon objectif et le faire deux fois, c’est génial. Ça fait du bien de rouler avec les pilotes usines ! Je suis passé sur KTM trois semaines avant High Point et je savais que je pouvais le faire car je me sentais vraiment à l’aise sur la moto. Parvenir à être régulièrement dans le top 15 ça fait vraiment du bien et je suis prêt pour plus.

Je ne vais pas mentir, tu es le premier pilote que je vois lever le poing sur la ligne d’arrivée pour une 15ème position !

J’ai connu deux années difficiles et cette 15ème place, c’était comme une victoire pour moi honnêtement. J’ai levé le poing pour la 15ème place, et aussi car je ne me suis pas fait reprendre par le leader avant le tout dernier tour [rires].

Victoires personnelles, c’est ce qui est important, pas vrai ?

C’est ça ! Je me suis toujours donné des objectifs raisonnables et quand je les atteins, je mets la barre plus haute !

Ta confiance est au top, c’est super !

Je suis dans une bonne situation pour l’instant et j’essaye d’avoir toujours d’adopter un état d’esprit positif.

C’est bien que tu dises ça, avant Southwick tu n’as pas marqué de points, maintenant tu as enregistré deux résultats respectables. Quel était le déclic qui a contribué à ce retournement de situation ?

Il y a plusieurs choses! L’une d’entre elles c’était de m’habituer à mes suspensions car je n’avais jamais eu ce kit avant, donc il a fallu que je prenne confiance avec le temps. Après WW Ranch, j’ai su à quel point je pouvais repousser mes limites physiques avant de décrocher, car cette épreuve était brutale. Enfin, j’ai amélioré mes départs et je suis devenu plus régulier avec ces derniers.

Donc WW Ranch a été bénéfique pour toi ? Tu dois être le premier pilote que j’entends dire ça.

WW Ranch m’a beaucoup appris [rires]. Ça m’a appris comment souffrir et endurer la douleur! Je suis différent, je pense. J’aime quand ça fait mal car je sais que c’est un signe que la faiblesse quitte le corps.

Tu sembles t’éclater quand tu roules. Parle-nous de ça.

J’ai grandi dans un vrai bac à sable, j’ai commencé par faire du freeride puis j’ai décidé de faire de la compétition à 7 ans donc j’ai toujours vu les choses différemment sur le circuit. J’adore envoyer des whips, me coucher à fond dans les virages. Tu me trouveras toujours quelque part en train de faire des whips, des wheelies, des stoppies, des transferts. Mon père disait toujours que si je ne faisais pas de whip, c’est que je ne m’amusais pas. Si je pouvais, je ferais de la moto 7 jours par semaine, c’est certain. Car c’est ce que j’aime faire et je ne pense qu’à ça.

Tes scrubs, du lourd, gamin !

[Rires] Ouai, le crub, c’est plutôt naturel pour moi et c’est un de mes trucs préféré.

Tu as atteint ton objectif de top 15. C’est quoi la suite maintenant ?

Honnêtement, j’aimerais me rapprocher du top 10 et avoir un numéro à deux chiffres pour l’an prochain. Je veux simplement rester régulier et continuer d’être devant avec les tops pilotes.

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