Dean Ferris « Il faut que je sois réaliste »

Le malheur des uns, fait le bonheur des autres.

Avec la blessure de Romain Febvre, une place se libère temporairement sous l’auvent Monster Energy Yamaha, et c’est l’Australien Dean Ferris qui se voit offrir la belle bleue pour les 3 prochaines épreuves.

À l’autre bout du monde

L’Australien a prouvé à plusieurs reprises qu’il avait de quoi être combatif, avec de solides performances au MXDN en 2013 (deuxième du classement général MX2) et en 2016 (quatrième du classement Open).

À ces résultats s’ajoute également une deuxième place en outdoor en 2017, sans oublier sa victoire en MX2 lors du grand prix de Belgique en 2013.

Le multiple champion Australien est actuellement à la recherche d’un guidon pour rouler en Outdoor aux USA, et si rien de concret ne s’est encore présenté à lui au pays de l’oncle Sam, Dean saisit sa chance en MXGP et voit ce challenge Européen comme une préparation pour une future opportunité… quelle qu’elle soit.

Je sais que c’est juste pour une courte durée, mais ça semble être une bonne opportunité pour te préparer si jamais tu trouves un guidon pour rouler en Outdoor US.

Oui, ça s’est super bien goupillé. Les Etats-Unis, c’est toujours le but pour moi, j’aimerais faire la saison complète.

Yamaha cherchait un pilote en Europe, tout s’est conclu très rapidement, et c’est une préparation parfaite pour les US, ou pour ce qui se présentera …

Comment le deal s’est fait ?

Dans la semaine suivant le GP d’Argentine, je leur ai envoyé un message et ils m’ont appelé pour me dire que ça pouvait se faire.

Je ne sais pas s’ils savaient que j’étais disponible, on a juste réglé les derniers détails ensemble.

La prochaine épreuve est à Matterley, et j’imagine que c’est un de tes circuits favoris, l’endroit idéal pour commencer ?

C’est un super circuit, mais je pense que c’est le circuit favori de beaucoup de pilotes.

J’y ai bien roulé en 2013. Aux Nations il y a quelques années ça ne s’est pas très bien passé, mais c’était de ma faute, j’avais fait les mauvais réglages, ce serait cool de revenir et de pouvoir prendre ma revanche.

Tu signes de bons résultats aux nations en 2013 & 2016, tu finis 2nd d’une manche en Outdoor US, il est clair que tu es un pilote de classe mondiale. Tu débarques confiant, ou plutôt avec de l’appréhension ?

Écoute, je n’ai pas fait de compétition depuis longtemps, donc il faut que je sois réaliste. Ceci dit, je suis confiant et je vais tout donner.

Honnêtement, je ne sais pas du tout où je vais me situer, mais après la course du dimanche, si j’ai roulé à 100% de mes capacités et que j’ai bien roulé, alors je serais content.

C’est excitant, j’ai hâte de voir si j’arrive à me défendre face à un plateau aussi relevé.

D’un côté, tu ne joues pas le championnat et tu utiliseras cette opportunité pour te préparer. Évidemment tu veux faire de bons résultats, mais tu n’as pas vraiment de pression sur les épaules.

C’est une façon de voir les choses, et ce sera la mienne, mais en tant que pilote, forcément, je veux bien faire.

Il faut que je reste calme, que je fasse de mon mieux, que je ne laisse pas l’excitation ou les nerfs prendre le dessus, que je sois dans le moment présent.

As-tu déjà roulé sur la moto ?

Non, je suis arrivé ce matin et il est prévu que l’on aille rouler Dimanche, mais Yamaha, ça m’a toujours réussi.

Je me suis fait les dents sur Yamaha quand j’étais plus jeune. C’est juste un contrat pour 3 courses, mais c’est une superbe opportunité et une équipe au top.

On verra ce qu’on fera avec Yamaha dans le futur. Pouvoir continuer la relation avec eux, c’est une de mes priorités.

En parlant des USA, as-tu des touches ?

J’ai un agent là-bas, qui se défonce pour me trouver un contrat pour l’outdoor … Les équipes commencent seulement à réfléchir à l’outdoor, du coup, j’espère que quelque chose va se faire bientôt.

Il paraît que tu as ressorti une ancienne Yam pour t’entraîner la semaine dernière ?

Je suis revenu des USA il y a une semaine et demie, et je sentais qu’il fallait que je continue de rouler au cas ou une occasion comme celle-ci se présentait.

La solution la plus simple, c’était de ressortir ma moto de 2016 du garage, celle avec laquelle je gagne le championnat Australien …. Elle était déjà parfaitement réglée, et c’était probablement bien mieux que de rouler sur un nouveau modèle qu’il aurait fallu préparer…

Est-ce que tu es venu en Europe avec ta famille ?

Non, c’était vraiment une décision de dernière minute, donc ma famille a dû rester à la maison cette fois. Ma famille va me manquer, mais c’est juste pour une courte période, donc ça ira.

Un contrat pour 3 courses donc. As-tu déjà roulé à Trentino ? Et que penses-tu de Valkenswaard ?

Ce sont des circuits bien différents.  Valkenswaard n’est pas seulement une piste de sable, mais c’est un circuit difficile et il va falloir que je sois préparé pour ça, car les pilotes de GP vivent en Belgique et eux, ils seront prêts.

Pour Trentino, il va simplement falloir que je m’adapte le plus rapidement possible, comme tous les autres pilotes auront à le faire.

Via MotoXAddicts

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