Jeremy Martin « Je ne m’attendais pas à être capable de rouler avec ces mecs »

Jeremy Martin 4ème à Paris.

Un an et demi après sa grosse chute à Muddy Creek et sa fracture du dos, Jeremy Martin s’est pointé au Supercross de Paris avec une 450 pour se remettre dans le bain de la compétition avant d’effectuer son retour sur la scène US.

Le pilote Geico Honda termine 4ème de la soirée en remportant une finale le dimanche. Du temps de piste important pour Jeremy qui comptait bien utiliser le Supercross Parisien pour reprendre le rythme et retrouver l’intensité en piste. Jérémy s’est même étonné ce weekend: Après autant de temps sans rouler et avec seulement 2 courses au compteur depuis son retour, il a été en mesure de tenir tête à certains cadors de la catégorie 450, c’est plus que prometteur pour le retour en 250 la saison prochaine.

Jeremy, comment c’était ce weekend à Paris pour toi ?

Ça s’est bien passé, surtout le dimanche. En début de weekend, le samedi, j’ai vraiment galéré comme jamais aux essais. Les whoops étaient gros et je suis parti avec ma 450 sur mes réglages de 250, c’était une erreur. et ça a rendu les choses plus compliquées pour moi. Heureusement, ils ont refait les whoops, ils étaient moins gros par la suite. J’ai pris 2 bons départs lors des deux premières manches du samedi avant d’avoir mal aux avant-bras.  J’ai décidé de faire des changements sur l’avant de la moto lors de la dernière mache samedi et c’était une très mauvaise idée puisque je suis tombé deux fois . Une nuit un peu décevante alors que tout était là pour passer une bonne soirée.

Tu es parti devant tout le weekend malgré tout et tu as connu une belle progression le dimanche.

Oui, j’ai pris de très bons départs le dimanche aussi, je n’ai jamais signé autant de holeshot en une soirée. Ensuite il fallait rester en dehors des problèmes et rouler ma course même si j’ai eu du mal à tenir le rythme à chaque manche. 1 an et demi sans rouler, ça se ressent. Je gagne une manche à Paris, c’est mon premier drapeau à damier depuis ma blessure au dos, ce n’est peut-être pas grand-chose, mais c’est assez spécial pour moi. C’est ma deuxième course depuis mon retour – la Monster Energy Cup et Paris – mon dos va mieux, il faut que je me remette en jambes, je sais que ce n’est que le Supercross de Paris mais il y a de bons pilotes ici. Merci à Eric Peronnard de m’avoir invité à Paris.

Ce n’est que Paris, mais il y a de gros pilotes 450 malgré tout, vu le temps que tu as passé sans rouler, j’imagine que tu repars d’ici satisfait ?

Je ne m’attendais pas à être capable de rouler avec ces mecs, même si mon rythme était moins soutenu quand le terrain devenait plus défoncé, plus compliqué. Ces manches, suite à mon retour, c’est prometteur pour l’ouverture de la saison de Supercross 250. Il y a 1 an et demi, c’était vraiment difficile pour moi, j’ai subi deux opérations, connu des galères, tout ça, c’était difficile mentalement et j’ai décidé de tout mettre derrière moi. Ici, je fais des manches, on a fait beaucoup de tours, je reprends le rythme, c’est bon. Ça me rappelle de bons souvenirs. On n’a pas besoin de gagner, de faire des dingueries, on a besoin besoin d’être bon, d’être présent, d’aller dans la bonne direction, de retrouver la confiance. Rouler devant Barcia et les autres, c’était cool, mais je n’allais pas trop me battre contre ces gars si ils étaient plus rapides que moi et même si j’avais le rythme, quand ça devenait plus défoncé, ils l’étaient.

La suite pour Jeremy, c’est quoi ?

C’est la dernière course de l’intersaison pour moi contrairement à certains de ces gars. Je vais rentrer et je vais me concentrer sur mon retour en Supercross, je vais retrouver ma 250, je ne sais pas sur quelle côte je vais rouler la saison prochaine, on verra.


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