Ken Roczen « Les soucis de santé de l’an dernier sont sous contrôle »

Des nouvelles de Ken Roczen.

À l’occasion de la journée de présentation des équipes Honda US 2020, Ken Roczen s’est livré au micro de l’équipe de SwapMotoLive. L’Allemand, qui a rencontré des soucis de santé la saison dernière, semble aller pour le mieux et attaque la saison 2020 en toute confiance. Il retrouvera Justin Brayton sous l’auvent lors de la saison de Supercross avant d’accueillir le rookie Chase Sexton à ses côtés pendant la saison d’outdoor. 2020, année d’un nouveau sacre pour Ken Roczen ?

Ken Roczen

« Le temps passe vite. Tu te dis que ça fait un bail depuis la dernière épreuve d’outdoor, puis arrive l’intersaison, tu t’entraînes, et d’un coup, te voilà déjà à un mois d’Anaheim et tout arrive très vite. C’est comme ça quand on est occupé j’imagine. On a un peu de repos entre les deux, et quand on s’amuse, le temps passe beaucoup plus vite. Quand on reprend l’entraînement, c’est une routine quotidienne et le temps passe vraiment vite car on est vraiment pris par notre entraînement. Quand tu restes chez toi et que tu ne fais rien, le temps semble passer beaucoup moins vite. Tu te réveilles, tu fais ton cardio, tu vas au circuit, tu vas à la salle, et déjà il est l’heure de manger le soir et de retourner au lit. […]

Les soucis de santé de l’an dernier sont sous contrôle. J’ai pris du repos, c’était dur car j’ai été diminué toute la saison, j’ai essayé de recouvrer mon système immunitaire, on a essayé d’améliorer mes prises de sang. Récemment, j’ai pu suivre de grosses charges de travail de façon consistante, je récupère bien, je travaille toujours sur mon système immunitaire, je fais tout ce que je peux, je mange les choses les plus saines possible, c’est en faisant comme ça, de façon régulière, que je vais me sentir le mieux possible. Je n’ai rien laissé au hasard au niveau de l’entraînement, il nous reste un mois et je suis à la moitié de mon programme d’intersaison. On va rester en Californie quelques jours avant de retourner en Floride pour attaquer la dernière partie de l’intersaison […].

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De nos jours, il faut beaucoup plus calculer. Les saisons aux USA sont plus longues que celles en Europe. Tu ne roules qu’en Motocross, il n’y a pas de Supercross, les températures ne sont pas aussi extrêmes en GP. Tu as bien plus de travail à fournir ici. Il faut être capable de voir 3 ou 4 semaines à l’avance. Tu viens t’entraîner en Floride, il fait très chaud, tu te sens bien au début, et alors qu’il ne te reste plus qu’une semaine à faire tu te rends compte que c’était trop, et que tu es fatigué, et c’est très dur de se sortir de cette situation, ça ne se fait pas en un jour. On essaye de garder notre programme « simple », on ne veut rien de trop compliqué, mais on veut être en mesure de savoir à quelle intensité on va travailler et pour quels résultats,  on veut savoir quand trop, c’est trop, on veut être capable de pouvoir ralentir la cadence avant d’en arriver au point de non-retour, je pense qu’ici, aux USA, il faut être bien plus attentif à ça […]

Mon programme en Floride est plus régulier, on était bien en Californie, à Santa Barbara, mais on était à une heure du Castillo Ranch, il fallait préparer le circuit, amener l’équipement, que mon mécanicien arrose le circuit, et quand j’arrivais, il était déjà 11h. Difficile de trouver les bonnes conditions pour rouler sur la côte Ouest. En Floride, je roule à MotoSandbox, chez Jason Baker, les circuits sont toujours préparés, on a différents circuits, la terre est bonne, la météo est bonne, je peux m’entraîner de façon plus régulière, plus efficace, je vis à 25 minutes des circuits, j’ai ma propre salle de musculation à la maison, tout est bien organisé en Floride pour moi. […]

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Mes bras, j’ai du mal à croire qu’ils aient aussi bien récupérés. C’était en 2017 et désormais, j’ai beaucoup moins de douleurs qu’auparavant. J’ai toujours une amplitude de mouvements très limitée mais je n’ai pas à me plaindre. Ces 2 dernières années, j’avais des gênes à droite à gauche, désormais, c’est naturel, je n’y pense plus du tout. Je suis en pleine forme et tout fonctionne bien chez moi désormais. Il faut faire attention néanmoins, car comme j’ai dit, j’ai une amplitude de mouvements limitée, donc je roule avec des attelles de poignets pour être plus stable et en cas de chute, elles vont m’empêcher de faire des mouvements qui pourraient poser problème au niveau des avant-bras. […]

Le but c’est d’être à 100% pour Anaheim 1 mais ce n’est pas non plus une nécessité. La saison est longue, et je suis déjà arrivé en pleine forme au début d’une saison et pourtant, je n’ai pas réussi à capitaliser. Je vais garder la tête sur les épaules, claquer des résultats réguliers et trouver mon rythme, attaquer quand j’aurais besoin. Si je dois me contenter d’une seconde ou d’une troisième place, très bien. Je veux être présent sur le long terme, je sais que c’est ce qu’on dit tous chaque année mais l’objectif ne change jamais. […] »


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