Ken Roczen « Un vrai soulagement. On travaille trop dur pour rouler derrière »

1092 jours plus tard …

La saison dernière, Ken Roczen était passé à 0,028 seconde de renouer avec la victoire à Arlington; victoire qu’il avait finalement concédée à Cooper Webb sur le fil du rasoir avant de s’effondrer mentalement et physiquement .

Le pilote Honda HRC a finalement dû attendre 11 mois supplémentaires avant de remonter sur la plus haute marche du podium ce samedi soir à St Louis. Auteur d’une finale gérée de main de maître, Ken Roczen a prouvé qu’Anaheim 1 n’était qu’une erreur de parcours, vite rectifiée.

Dans le clan Honda, c’est l’effervescence à l’arrivée: Enfin ! Ken Roczen renoue avec la victoire, 3 ans après son dernier succès en Supercross, et ce, après avoir connu l’enfer en 2017 et 2018.

Kenny pointe désormais second du classement provisoire 450, 6 points derrière le leader du championnat, Justin Barcia.

Ken Roczen – St Louis.

« C’est incroyable. Forcément, on a fait des changements sur la moto depuis la semaine dernière, à Anaheim 1, j’ai roulé avec des suspensions plus rigides que celles de Malcolm Stewart, pourtant, il est bien plus lourd que moi …. On a un peu pataugé.

En finale ce soir, j’ai pris un bon départ, je suis rapidement passé premier en débordant Zachary Osborne. J’ai dit à mon mécanicien que j’en avais marre de rouler aux alentours de la 8ème place avant la finale, qu’il fallait que je me bouge, que je voulais tellement gagner. Quand je suis parti second, je me suis dit, « c’est mon heure » et j’ai fait un dépassement agressif. Je ne voulais pas faire un sale dépassement sur Zach, j’aurais pu le doubler plus tôt, avant le triple, mais je ne voulais pas le percuter.

J’ai vraiment bien roulé mes traces ce weekend, c’était vraiment top. C’était à moi de briller ce soir, je me sentais à l’aise. C’était une longue finale. A chaque tour, je regardais le panneau qui affichait le temps restant, et j’avais l’impression que le temps ne s’écoulait pas. J’ai un peu ralenti dans les derniers tours car je ne voulais pas faire d’erreur stupide. Dans le dernier tour, j’ai enroulé pas mal de saut, je me suis foiré sur des enchaînements, ce n’est jamais terminé avant le drapeau à damier. C’est vraiment bon d’enlever ce poids de mes épaules, j’ai vu l’émotion à l’arrivée au sein de mon équipe, on travaille vraiment dur pour y arriver et j’en avais marre de me faire fumer, de ne pas être à l’aise sur la moto, ça fait du bien, vraiment.

J’ai bien roulé, j’ai fait des temps réguliers, dans les 52 secondes. Je me suis amusé sur ce circuit, même vendredi lors de la conférence de presse. Quand tout se passe bien en finale, c’est plus simple de s’éclater en piste. Le terrain est devenu défoncé, les ornières se sont bien creusées, il y avait de gros trous, j’ai failli lâcher le guidon plus d’une fois, nos suspensions ne sont pas faites pour encaisser des énormes trous comme ça. Je gagne parce que j’étais le meilleur, le plus rapide, ce soir, personne n’est tombé, personne ne m’a offert la victoire, et ça rend la victoire encore meilleure.

Un vrai soulagement. On travaille trop dur pour rouler derrière. Je suis le genre de pilote qui va tout démonter quand je me sens bien, mais dès qu’un truc vient me contrarier, je vais me retrouver derrière. »

Photos: Honda Racing US


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