Matthew Leblanc « Le même tracé que Plessinger et Webb »

Le nouveau protégé de Star Yamaha

Vous ne connaissez pas encore Matthew Leblanc ? C’est normal. Matthew, c’est le futur protégé de l’équipe Star Yamaha, qui se prépare pour faire sa prochaine montée au niveau professionnel. Matthew fait partie – avec Jarrett Frye – du programme amateur de l’équipe Yamaha qui a fait briller des pilotes comme Aaron Plessinger, Cooper Webb, Justin Cooper, et qui a plus récemment amené Ty Masterpool sur la scène pro du motocross US.

Matthew se prépare actuellement pour la plus grosse course amateur aux USA – Loretta Lynn’s – d’où sont sorti tous les champions US d’hier et d’aujourd’hui. Avec des coéquipiers comme Cooper, Oldenburg, Nichols et Ferrandis, l’avenir de Matthew semble déjà tout tracé.

Cette saison, as-tu pu faire tes premiers pas en SX avec le programme Supercross Fututures ?

Non, ce n’est pas intéressant car tu ne peux pas marquer de points quand tu roules dans les catégories B, mais j’étais présent à quelques courses en Californie pour soutenir les pros et profiter lors des courses.

C’était comment à Daytona et Freestone ?

J’étais vraiment satisfait de mes résultats à Daytona et Freestone car je ne pensais pas que je ferais aussi bien, mais dans le même temps, j’étais un peu déçu de ne pas ramener un titre à la maison. C’était bien mieux que ce à quoi je m’attendais néanmoins. Sur le terrain d’entraînement je n’étais pas trop mal, mais je n’étais pas au mieux, pourtant à Daytona j’ai pu rouler à la même vitesse que Jarrett Frye, et ça a vraiment ouvert les yeux des gens et ça a changé pas mal de choses.

Est-ce que ça a beaucoup joué sur la confiance d’être capable de rouler à cette vitesse quand tu es retourné en Californie ?

Ça m’a motivé mais je vais être honnête, je ne suis pas un type qui roule fort à l’entraînement. Sur une journée d’entraînement, il m’arrive d’être 3 ou 4 secondes moins rapide au tour et quand vient la course je suis à la même vitesse voir plus rapide, je ne sais pas pourquoi, mais l’état d’esprit est différent durant les courses le weekend. Je vais le maximum pour que ma technique soit bonne lors des entraînements.

Tu t’es musclé un peu depuis que tu as pu passer plus de temps sur la 250 ou c’est plus le fait d’avoir plus de temps sur la moto qui t’a aidé ce point ?

Ces deux dernières années j’ai grandi vraiment vite et quand j’ai commencé à rouler sur la 125, c’est là que j’ai commencé à vraiment pousser et prendre du muscle. Puis je me suis blessé et quand j’ai repris l’ entraînement, Bobby Regan a appelé les gars qui s’occupent de moi et m’emmène aux circuits et il leur a dit de mettre un 250F dans le camion aussi, alors que je roulais toujours en 125, c’est un peu comme ça que ça a commencé. Depuis ce jour je n’ai plus roulé que sur la 250F

Tu savais que tu allais rouler sur la 250 ou c’était un peu la surprise ?

Je ne savais pas. Sur la route pour le circuit Bobby m’a appelé et m’a dit « Tu vas rouler en 250 aujourd’hui » et j’étais là « Oh, bordel ». Il a dû m’appeler pour que je puisse le dire à ma mère sinon elle aurait été énervée contre le team [rires]

C’était comment ?

Le premier jour je crois que je n’ai même pas ouvert les gazs en grand, c’est beaucoup plus puissant. Je sortais d’une 125 2 temps, la première semaine, c’était surtout pour décider si on devait continuer sur la 250 ou non, parce que j’avais peur de toute cette puissance. Puis je m’y suis fait et ça fonctionne plutôt bien maintenant !

Deux de tes coéquipiers chez Star Yamaha – que tu as vu passer des amateurs aux pros – Masterpool et Cooper, ont signés d’impressionnants résultats cette année. Qu’est-ce que ça fait des les regarder et de savoir que c’est ce qui t’attend d’ici 2 ans ?

Dès que Bobby Regan est venu me parler pour me proposer de rejoindre le team, la première chose qui m’a marquée, c’était que l’équipe connaissait du succès. Sur tous les niveaux, c’est une très bonne équipe, je vois que les pilotes qui sortent de leur programme amateur pour passer pro s’en sortent bien … Je crois que Ty Masterpool n’a pas fini pire que 15ème depuis le début de saison, et vu le niveau du plateau, c’est vraiment très bon.

Comment c’est d’avoir l’opportunité de rouler avec des pros comme Colt Nichols, Justin Cooper, Dylan Ferrandis et Mitchell Oldenburg ?

C’est un gros avantage de pouvoir travailler avec eux. Je suis le même tracé qu’Aaron Plessinger et Cooper Webb. À un très jeune âge, je fais la même chose qu’eux. Quand je passerais pro, je serais prêt. Il n’y aura pas de transition, je serais présent. C’est vraiment cool de pouvoir me dire que je suis déjà prêt, que je commence déjà à travailler avec eux. C’est vraiment cool et on passe toujours de bons moments. Je fais ce que je fais, je pense que je m’en sors bien, puis ils viennent me donner un conseil, une astuce, et je me dis « Wow, ça fait une grosse différence ». Juste les regarder rouler me rend meilleur, c’est vraiment top.

Lors du Cal Classic, il y a eu des hauts et des bas, mais beaucoup de positif à tirer de cette course.

C’était la meilleure course de la saison pour moi, un gros boost pour la confiance. Je savais que je pouvais battre Robertson Stilez et rouler au niveau de Jarrett. Tout le weekend, j’étais juste derrière lui et j’ai finalement pris le meilleur départ, il était derrière moi pendant toute la manche et je l’ai battu à la régulière. Après ça, je me suis dit que je pouvais vraiment le battre et j’y suis parvenu en seconde manche. C’est énorme pour la confiance, la meilleure course jusqu’à présent pour moi.

Ils ont changé les règles avec la catégorie B, qui roule désormais des manches de 20 minutes cette année. C’est plus difficile ?

La manche est passée et il était derrière moi tout du long, moi j’attendais juste la mi-course. À deux tours de la fin, j’étais cuit, j’ai vraiment tout donné dans les deux derniers tours pour rester devant, c’était dur.

 

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