Michael Mosiman « J’ai encore beaucoup à montrer »

« Pouvoir me reposer et me vider l’esprit, c’était vraiment rafraîchissant et en remontant sur la moto, je me suis rappelé à quel point c’était cool de rouler »

Michael Mosiman – 20 ans, kid de Sebastopol – a dû mériter sa place chez les pros et chez Husqvarna – équipe avec laquelle il a prolongé jusqu’en 2021. Discret mais montant en puissance saison après saison, le Californien fait désormais figure de tête de file de l’équipe 250 Rockstar Energy Husqvarna pour la saison 2020 avec RJ Hampshire.

Michael s’entraîne avec les meilleurs sous l’œil attentif d’un certain Aldon Baker quand il se rend en Floride. Désormais, les officiels KTM et Husqvarna disposent de deux nouveaux circuits de Supercross à Murrieta. L’officiel Husqvarna revient sur sa saison 2019, son intersaison et ses objectifs futurs …

Une interview réalisée par Josh Mosiman pour MotocrossActionMag

Comment décrirais-tu ta saison 2019 ?

J’ai commencé la saison blessé et j’ai à peine roulé avant Anaheim 1, j’ai galéré au début de la saison de Supercross. Doucement, au fil de la saison, j’ai commencé à m’améliorer et à retrouver la confiance. Ma cheville me faisait moins mal et j’ai trouvé le rythme en fin de saison de Supercross. Ça a continué à s’améliorer en Motocross en signant un podium dès la troisième épreuve puis un autre podium de manche lors de la 5ème épreuve.

Malheureusement, j’ai subi une commotion cérébrale lors d’une chute à l’entraînement et ça m’a de nouveau plombé, j’ai essayé de revenir au niveau tout le reste de la saison de Motocross. Dans la globalité, je suis content de ma progression, si tu regardes ma progression par année, c’est plutôt incroyable et je suis content de ça, mais j’ai encore beaucoup à montrer.

Ça fait quoi de monter sur le podium ?

Monter sur le podium pour la toute première fois, c’est vraiment cool. J’étais trop content et c’était bon de voir toutes les personnes qui avaient misé sur moi contentes, mes parents, mon équipe… De voir les gens contents, c’était ce dont j’étais le plus fier.

C’était plus facile ou plus dur que ce que tu t’attendais de monter sur le podium ?

Le jour de Thunder Valley, c’était plutôt simple, mais rien n’est jamais vraiment si simple. J’ai des années et des années d’entraînement derrière moi, donc tu ne peux pas vraiment dire que c’est si simple que ça.

Tu as beaucoup voyagé a la fin de la saison, c’était comment ?

C’était top. Après la dernière épreuve à Ironman je suis resté dans l’Indiana avec mon pote Jake avant d’aller voir des amis à moi au Koweït , je suis ensuite allé voir de la famille en Suède et me voilà de retour en Californie, de retour à l’entraînement.

Pouvoir me reposer et me vider l’esprit, c’était vraiment rafraîchissant et en remontant sur la moto, je me suis rappelé à quel point c’était cool de rouler. Pendant la saison, à un certain moment, tu te défonces en motocross et tu oublies que c’est fun. Pouvoir faire un break et faire autre chose, c’est bon, j’ai aussi mûri pendant ce break.

Ça fait quoi de rouler de nouveau en Supercross ? Tu penses que tu as repris les choses là où tu les as laissées ?

Quand tu te remets à rouler en Supercross, tu as l’impression de devoir tout reprendre à zéro, tu es nerveux, mais après une journée, tu te dis « Hey, je suis plutôt doué pour ça! ». Mon point de départ pour cette saison de Supercross est déjà vraiment bon.

Sur quoi es-tu exigeant lors des testings ?

Je ne suis pas très exigeant à propos de ma moto. Je remarque assez vite quand l’avant de ma moto ne va pas, quand ça s’enfonce trop ou que ça lève trop. J’apprends toujours à tester, je ne suis pas le meilleur pour ça et je travaille là-dessus.

C’est plutôt cool d’avoir 2 terrains de Supercross à côté des bureaux KTM et Husqvarna non ?

Avoir les circuits ici, c’est énorme, on est dans une zone plutôt civilisée et on a deux circuits. C’est vraiment pratique et ça te fait vraiment sentir comme un professionnel. Les journées sont plus simples. Je suis content que KTM et Husqvarna aient investi pour nous car ça va payer pour nous. Je suis très content d’être ici et c’est même un honneur pour moi vu d’où je viens. Quand j’y repense, je roulais dans mon jardin quand j’étais gamin et désormais je roule sur les meilleurs circuits, c’est plutôt incroyable.

Tu faisais des sprints avec Jason Anderson, c’est comment de s’entraîner avec un pilote de son calibre ?

Rouler avec Jason, c’est top. Il y a toujours un truc à apprendre et il augmente toujours le rythme. C’est un défi et on est en mesure de discuter du circuit, il est très ouvert, il m’aide beaucoup. Il me pousse beaucoup aussi, je ne peux pas trop le pousser dans ses retranchements mais j’essaye du mieux que je peux.

Quelle est la plus grosse différence entre le circuit d’entraînement et le circuit lors des épreuves ?

Les ornières et la manière totalement aléatoire dont le circuit évolue. Les whoops se défoncent beaucoup lors des épreuves. La plupart du temps, si tu n’es pas à l’aise, tu ne te risques pas trop à changer de trajectoire tandis que sur le terrain d’entraînement, on est tellement en confiance et à l’aise, on prend juste la même trajectoire encore et encore, jour après jour.

Quand tu te pointes sur la course, c’est un nouveau circuit, de nouveaux enchaînements et il faut s’y faire très rapidement. Ça aide vraiment d’avoir ces terrains privés car je pense que nos terrains sont plus similaires à ceux qu’on rencontre sur les épreuves que les terrains publics.

En Floride, à la Bakers Factory, les terrains se défoncent beaucoup, ils deviennent vraiment chauds. On se rapproche vraiment des conditions de course et Aldon est là pour s’assurer qu’on fait le boulot même quand les conditions sont difficiles. Avoir un assortiment de circuits avec différentes surfaces t’aide beaucoup. Plus tu engranges de l’expérience, plus tu seras à l’aise.

Comment tu te sens à l’approche de 2020 et sur quelle côte vas-tu rouler ?

Je me sens bien. Il est encore tôt, je n’ai pas vraiment commencé à penser à la compétition. J’essaye de faire mon travail d’intersaison et je verrais ce qu’il adviendra. Je me concentre beaucoup sur les départs et pour l’heure, je suis censé rouler sur la côte Ouest, mais on verra, on ne sait jamais vraiment jusqu’au dernier moment.

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