Thomas Kjer Olsen « Mener autant de tours, c’était tout nouveau pour moi »

Thomas Kjer Olsen prend les choses en main.

Si Thomas Kjer Olsen a montré que la vitesse était présente lors de la première manche du mondial MX2 en Argentine, le pilote Husqvarna n’aura pas pu contrer les plans de Jorge Prado.

Le champion MX2 2018 s’imposait alors dans les deux manches sans être inquiété.

À Matterley Basin, c’est sans Jorge Prado que la grille de départ s’abaisse lors des deux manches MX2, blessé à l’épaule, l’espagnol fait l’impasse sur l’épreuve en Angleterre et laisse le champ libre à ses adversaires.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres; Et c’est Thomas Kjer Olsen qui a su saisir l’opportunité.

Prado écarté pour Matterley, ça a dû être un énorme coup de pouce, vu qu’il remporte la première épreuve. Tu ne veux pas qu’il se blesse, mais comment as-tu pris la nouvelle ?

Je n’y ai pas trop pensé pour être honnête. Il est toujours rapide, et il est le détenteur de la plaque rouge. Quand j’ai vu qu’il serait absent, j’ai su qu’il y aurait des opportunités.

Avant ça, je savais que j’avais la vitesse, mais là c’était un gros concurrent qui abandonnait. Je ne voulais pas me mettre trop la pression. On s’est vraiment bien préparé durant la semaine, je savais que si je réalisais de bons départs, je pourrais être au point avec mon pilotage. C’était tout nouveau pour moi de mener autant de tours et c’était une bonne expérience. Ça fait deux ans que je suis dans cette catégorie, à me battre dans le paquet.

C’était cool et je veux le refaire.

Tu as 44 points d’avance sur Jorge Prado, est-ce que ça t’enlève un peu de pression ?

J’imagine, mais j’essaye de ne pas me convaincre qu’il n’y a que lui. Il y a 30 ou 40 autres bons pilotes contre qui il faut que je me batte, je me bats contre moi-même, j’essaye de bien rouler et de rester dans la bonne dynamique.

Ce n’est pas comme si je me dressais contre Jorge. Il est le champion du monde de l’an dernier, c’est un gros client. Les autres gars s’entraînent aussi beaucoup et ils sont professionnels, je sais quels sont les autres pilotes que je vais devoir affronter.

@Husqvarna

Tu es clairement le gars juste derrière Jorge, mais comme tu l’as dit, il y a beaucoup de pilotes qui t’attendent au tournant.

En Argentine, je sentais que j’avais la vitesse et que je pouvais concurrencer Prado, mais je n’étais pas au contact au départ. L’Argentine a montré que la vitesse était bonne, mais il faut que je sois devant, comme ce week-end.

Je me suis senti vraiment en forme, et la moto aussi marche du tonnerre. Je fais 1-1 et je veux continuer comme ça.

C’est une longue saison et ça peut devenir épuisant, mais après Arco on a quelques semaines off, ça va faire du bien de revenir frais après ça.

Henry [Jacobi] poussait vraiment fort et j’imagine que c’est une bonne chose, car comme tu l’as dit, tu sais que si tu te relâches un peu, il y aura un gars qui t’attendra au tournant.

J’en suis bien conscient, on les voit à l’entraînement chaque semaine, et je peux te dire qu’ils sont tous rapides.

En première manche je roulais dans mes lignes, et j’ai vu Henry revenir juste derrière moi et je me suis dit qu’il fallait que je change quelques traces […]

En seconde manche je me suis senti bien plus fluide dans tout ce que j’ai fait, et ça faisait du bien de rouler de cette façon.

@Husqvarna

Bien que Jorge ne soit pas là, faire 1-1 ça doit être un boost pour la confiance.

Bien sûr, ça te donne confiance.

La confiance est un sentiment incroyable; puis il y a les supporters, les paddocks, c’est une nouvelle expérience et c’est carrément plus agréable que de rester dans le paquet à enlever des tear-offs tout le temps.

Tu es bon dans le sable, apparemment meilleur en Lettonie qu’à Valkenswaard, tu dois donc être impatient de rouler le week-end prochain.

J’ai hâte, et je suis bon dans le sable, mais ce n’est pas comme si je me sentais beaucoup mieux dans le sable.

Tu peux en effet dire que je suis mieux en Lettonie qu’à Valkenswaard, mais je suis un pilote complet et je m’améliore dans les ornières (comme à Matterley).

J’avais ma famille avec moi en Angleterre et elle va aussi venir aux Pays-bas.

C’est toujours bon d’avoir leur soutien.

Via MXA

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