Bailey Malkiewicz “un plateau vraiment très relevé”

Bailey Malkiewicz “un plateau vraiment très relevé”

Nathan Crawford n’était pas le seul Australien présent à Rauville la Place ce weekend puisque son jeune coéquipier Bailey Malkiewicz était aussi de la partie (5e en MX2).

Champion du monde Junior 125 en 2018 à domicile devant l’Italien Mattia Guadagnini, quintuple champion d’Australie, Bailey Malkiewicz a traversé l’océan Indien pour prendre part à sa première saison en championnat du monde MX2 pour le compte de l’équipe Honda 114 Motorsports.

Blessé aux ligaments croisés en début de saison, Bailey n’a pas pu profiter du break pour se faire opérer. Touché, mais pas coulé, Bailey compte bien faire le nécessaire pour intégrer le top 10 en mondial d’ici la fin de saison. Micro

Bailey, tu termines 5ème ce weekend, pourtant, il me semble que tu avais la vitesse pour signer un meilleur résultat.

J’aurais pu faire un meilleur résultat, oui. Je n’ai pas vraiment fait la meilleure séance qualificative, je termine 4ème de mon groupe et 7ème au classement combiné. Je n’ai pas vraiment réussi à signer un bon tour, j’en ai loupé beaucoup, c’est de ma faute. Mes départs n’étaient pas au point ce weekend et j’ai dû revenir à travers le paquet dans les deux manches.

En première manche, c’était vraiment boueux, j’ai dû enlever mes lunettes vers la fin et puis j’ai fini par chuter. Ça aurait pu être une belle course en considérant mon mauvais départ mais je suis tombé et il a fallu retourner au travail. En seconde manche, un nouveau mauvais départ, j’ai attaqué pour revenir et j’ai terminé 4ème, c’est probablement le point culminant de la journée mais ce n’est pas ce qu’on attend. Pour moi, c’est un mauvais weekend.

Retour dans le temps. Au moment où tu as su que tu avais une opportunité en Mondial avec Honda 114, tu faisais quoi ?

À ce moment-là, j’étais chez moi en Australie, avec ma famille, et je m’entraînais pour une éventuelle opportunité, quelle qu’elle soit. On essayait de savoir ce qu’on allait faire, évidemment, on essayait également de trouver un guidon pour venir rouler en mondial.

Heureusement, cette opportunité chez Honda 114 Motorsports s’est présentée, j’étais vraiment excité et je suis super reconnaissant d’avoir eu l’opportunité de venir en Europe pour rouler. J’essaye de faire de mon mieux avec les blessures que j’ai en ce moment, j’espère être toujours là la saison prochaine.

Tu as fait quelques bons résultats en mondial, j’imagine que tu cherches à faire encore mieux. Elle se passe comment pour toi, cette saison de mondial MX2 ?

Lors des premières épreuves, on essayait principalement de passer du temps sur la moto, de finir les manches, pour se lancer dans le rythme.

Malheureusement, je me suis fait les ligaments croisés dès le début de saison, on ne le savait pas, et je n’ai toujours pas été opéré. On a fait ces épreuves d’ouverture, ça s’est bien passé, j’ai presque signé un top 10 à Valkenswaard. C’était difficile de revenir sur un circuit comme Kegums après le break, c’est un circuit bien particulier, défoncé, et physiquement, je n’étais pas au niveau de ceux qui roulaient devant.

Petit à petit, on y arrive, je peux finir les manches plus facilement maintenant. En Italie, ça s’est de nouveau amélioré, j’ai fait de meilleurs départs – pas comme ceux d’aujourd’hui [rires].

On s’améliore chaque semaine donc j’espère que le weekend prochain à Mantova, on fera de belles choses et qu’on pourra rentrer dans le top 10.

Tu avais des attentes particulières pour cette saison ? Est-ce que tu suivais le mondial et est-ce que tu savais à quel niveau tu devais t’attendre en MX2 ?

J’ai regardé beaucoup d’épreuves avant de venir rouler ici et honnêtement, c’est vraiment totalement différent de ce qu’on voit à la télévision. Un plateau qui est vraiment très relevé, tout le monde roule très vite et dans des temps similaires. Mon objectif était de faire des top 10 régulièrement mais malheureusement avec ces quelques blessures et du temps en moins sur la moto, c’est compliqué, mais on y arrivera. Une fois qu’on atteindra cet objectif, le nouvel objectif sera d’aller chercher le top 5 et le podium.

Et ce genou, pourquoi ne pas l’avoir soigné pendant le break ?

En fait, j’ai fait des examens en France et ils n’ont rien trouvé d’anormal. Après Valkenswaard quand tout a été arrêté, je suis rentré en Australie et j’ai passé de nouveaux examens. Les médecins m’ont dit que mes ligaments étaient foutus. Le problème, c’est qu’il était déjà trop tard pour se faire opérer et espérer revenir à temps.

Tu viens d’Australie, tu vis désormais en France. Quelle a été la plus grosse adaptation pour toi ?

Venir ici pour la première fois, être aussi jeune, rouler dans un pays différent pour une bonne équipe, rencontrer ce niveau de compétition, ça demande beaucoup et c’est quelque chose que je n’avais jamais fait auparavant. Il a fallu s’adapter à tout ça mais on y est parvenu et tout se passe bien pour le moment. Au niveau de la langue, ce n’est pas trop un problème. Les Français ont un assez bon anglais pour être compris, mais il n’est pas parfait [rires], mais il est meilleur que mon Français.

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