Gautier Paulin “C’était vraiment dur de revenir après ma blessure au dos”

Gautier Paulin “C’était vraiment dur de revenir après ma blessure au dos”

Le saviez-vous ? Gautier Paulin s’est fracturé deux vertèbres cervicales (C3 & C7) à l’entraînement après le confinement. “Pas d’excuses”. Le pilote Monster Energy Yamaha avait préféré rester discret sur sa blessure jusque-là. Gautier a finalement dévoilé l’information lors du Studio Show de Lommel ce samedi en présence de Paul Malin et Lysa Leyland. Gautier a fait de son mieux pour retrouver sa forme physique malgré un doigt fracturé en Lettonie et un gros volume à Faenza. Le Français a signé son premier podium de manche de la saison à Mantova et espère bien venir en ajouter d’autres d’ici la fin de saison …

Gautier Paulin

“C’est une longue saison. On a commencé le championnat début Mars, il y a longtemps. Le confinement a été plutôt compliqué. Je ne l’ai jamais dit, mais je me suis blessé en fin de confinement et ce n’était pas simple. Je n’en ai pas parlé sur les réseaux sociaux mais je me suis fracturé deux vertèbres, la C3 et la C7. Ce n’était pas simple de se préparer et de revenir. En Lettonie, je me suis cassé un doigt. À Faenza, j’ai pris cette grosse chute et ça n’a pas arrangé les choses au niveau de mon dos. J’ai récupérer de nouveau. Enfin de retour à 100% à Mantova. J’étais vraiment content, des chronos solides, fort en manches. En Espagne, ce n’était pas simple de doubler, j’ai pris de mauvais départs qui m’ont mis hors-jeu mais la vitesse était vraiment bonne. Des hauts et des bas, je me suis battu, je n’ai pas abandonné et j’ai tenté de donner le meilleur de moi-même sur le circuit sans me trouver d’excuses. Je suis vraiment content de l’équipe Monster Energy Yamaha, de la structure, de la moto, on s’est amélioré au niveau des départs car c’était le point faible jusqu’à maintenant. De retour à 100%, je suis content d’être derrière la grille de départ. Avec le Covid, c’est un peu stressant, on est anxieux, mais ça va le faire. (…)

Avec ma blessure, je préfère le format sur un jour évidemment. Le format des trois courses d’affilées est vraiment différent car tout le monde peut se juger et regarder les trajectoires, il y a moins de magie dans le pilotage. Je sais que quand je roule, je regarde ce que les autres font et j’apprends de leurs lignes. Maintenant, par exemple, avec la grille en acier, on part tous pareil. Avec ce format on a plus de temps en piste donc on peut vraiment en apprendre plus des autres pilotes; tout se resserre et on retrouve moins cette magie dans le pilotage. C’est une année étrange mais c’est un championnat du monde, il faut se donner à 100%, ne pas abandonner, et que le meilleur gagne. (…)

C’était vraiment dur de revenir après ma blessure au dos, d’être prêt en si peu de temps pour rouler sur le championnat d’Italie à Faenza avant la reprise du mondial MXGP. L’équipe m’a beaucoup soutenu sur ce coup-là. Je n’ai pas eu de chance de me casser le doigt en Lettonie dès la première épreuve, alors qu’il y avait 3 courses consécutives, c’était dur de récupérer. Pas d’excuses, c’est pourquoi je n’en ai jamais vraiment parlé. Quand tu t’alignes derrière la grille, il faut être à 100%. Si tu commences à te trouver des excuses, ne t’aligne pas derrière la grille, c’est ma philosophie. Je suis content d’être de retour et d’être revenu à 100%. Depuis Mantova, ça va mieux, il faut vraiment qu’on améliore les départs. Mon corps ne me fait plus mal, ce n’est pas simple quand c’est le cas. (…)

C’est vraiment important de prendre un bon départ, de pouvoir sortir devant à ce niveau car tout le monde roule vraiment très vite. J’ai l’impression qu’on développe moins de trajectoires lors de ces triples épreuves, c’est toujours plus serré et plus dur de dépasser, je pense qu’on pourrait essayer d’ouvrir un peu plus les terrains pour qu’on ait plus de possibilités pour doubler et qu’on fasse de meilleures courses. On a pu voir que le niveau était très serré entre les pilotes, physiquement, avec les motos, tout le monde roule à un très haut niveau et c’est difficile de faire la différence. C’est comme ça, je n’y pense pas quand je roule. Pour l’heure, ce dont j’ai besoin pour me battre pour le podium et peut-être la victoire, c’est un départ devant. On a travaillé dessus la semaine dernière, on a fait des améliorations sur la boite de vitesse et j’espère que ça va nous faire partir devant à Lommel (…)”

Images: Niek Kamper

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