Jett Lawrence “c’est cool de terminer 5ème, mais je suis meilleur que ça”

Jett Lawrence loupe de peu le podium à Saint Louis.

Malgré une intoxication alimentaire à Anaheim 1, Jett Lawrence est parvenu à intégrer le top 10 de son tout premier Supercross US. Une semaine plus tard, à Saint Louis, le jeune Australien réalise un départ solide de l’extérieur et prend la roue du leader de la finale, Austin Forkner.

Un temps au contact du pilote Pro Circuit, Jett impressionne mais ne pourra contenir le retour de Justin Cooper et partira à la faute, seul, dans un enchaînement. En percutant une botte de paille, le pilote Geico Honda plie totalement sa pédale de frein arrière et doit s’arrêter auprès des mécaniciens.

Cinquième de la finale, Jett est conscient que son premier podium n’était pas loin. Direction Anaheim pour prendre une revanche sur l’Angel Stadium, le weekend prochain.

Jett Lawrence – PulpMxShow#410

“Je suis relativement satisfait de ma finale, mais en percutant cette botte de paille, j’ai complètement retourné ma pédale de frein, jusqu’au bras oscillant. J’étais parti pour finir la finale comme ça, mais le problème, c’est que je n’arrêtais pas d’appuyer sur la pédale de frein avec le talon sur les sauts, et je piquais du nez sur les enchaînements. Je me suis arrêté au niveau des mécaniciens pour voir s’ils pouvaient la plier de sorte à ce qu’elle ne me gêne pas, ce qu’ils ont fait.

Au départ, j’ai appuyé sur le bouton Boost et je suis super bien sorti de la grille, je stressais un peu vu ma position sur la grille avec ma 9ème place en heat. Je me suis dit qu’il allait falloir que je fasse une grosse sortie de grille et c’est ce que j’ai fait et j’ai presque signé le holeshot. Je me sentais bien, j’ai fait une erreur au début et pourtant, j’ai pu recoller Forkner par la suite, mais je ne suis pas certain qu’il était vraiment à l’attaque, peut-être qu’il restait juste dans sa zone de confort.

Second Supercross. Le plus dur pour moi, c’est d’apprendre le circuit aussi vite aux essais, être capable de faire un tour rapide d’entrée de jeu. Je ne roule pas comme je le devrais aux essais. Les gens ne se rendent pas compte de la différence qu’il y a entre les terrains d’entraînement et les terrains du Supercross du samedi. A l’entraînement, le terrain ne se détériore pas ou peu, reste le même relativement tout le temps, en plus, on y roule pendant des heures. Sur les épreuves, on a affaire à de nouveaux terrains, on y roule très peu, et ces derniers se défoncent très vite. Quand tu restes dans la trajectoire principale dans les whoops pendant la finale, tu n’as même plus besoin de dribbler tellement ça s’est creusé. La caméra ne rend pas justice au circuit et c’est un peu décevant. Pendant la finale, juste après mon incident de frein arrière, j’ai fait un wheelie à travers toute la série de whoops, je ne sais pas comment j’ai fait pour survivre.

Je ne veux pas sembler arrogant, mais je ne suis pas surpris. Je savais que que j’avais la vitesse, j’ai juste mis du temps à m’en rendre compte, à croire en moi. A Anaheim 1, j’étais dans le paquet, avec une intoxication alimentaire, je me vidais, j’étais au bout du rouleau. Des mecs te serrent, te bloc passent, tu as du mal à te mettre dedans, à trouver ton rythme et les premiers s’envolent. Au début, j’essayais de trouver mes lignes au lieu de doubler les autres.

A Saint Louis, je me suis rendu compte qu’en partant devant, tu évitais de te retrouver avec tous les mecs qui essayaient de te tuer dans les premiers tours. Devant, les mecs prennent position, et une fois que tout est plus clair, alors ils essayent de doubler. Ils ne tentent pas des blockpass à tous les virages, ils ne perdent pas 1 à 2 secondes au tour. En outdoor, c’est encore pire, si tu ne pars pas devant, c’est la guerre derrière dans les premiers tours.

@RyneSwanberg

Le vendredi avant Anaheim, j’ai fait l’émission avec Ricky Carmichael et Jeff Emig, on a été au pumptrack, on était crevé, j’avais faim, on s’est arrêté au Chick-Fill-A, sans trop y penser, ce n’est pas comme manger un In&Out, ça reste du poulet. J’ai fini par me réveiller en vomissant à 1h du matin, pris de diarrhée, jusqu’à 4h du matin. Je n’ai rien bu, j’étais complètement déshydraté, c’était trop dur. Le samedi, je faisais des aller-retour aux WC, c’était la galère, j’avais des crampes d’estomac, une journée compliquée.

Pour Saint Louis, c’est cool de terminer 5ème, mais je suis meilleur que ça, j’étais énervé en rentrant au camion, je voulais tout brûler. Ce soir-là, j’aurais dû finir second, troisième, ou peut-être même premier, on ne saura jamais, car je suis atterri sur cette botte de paille.”

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