Joey Savatgy “On prend autant de risques, si ce n’est plus, à l’entraînement”

Joey Savatgy sur la touche au moins 8 semaines.

Le pilote JGR Suzuki, revient sur sa blessure contractée lors du Supercross de Melbourne – épreuve d’intersaison pour l’Américain qui comptait bien utiliser les quelques dates hivernales pour s’habituer à sa nouvelle machine, la 450RMZ, avant l’entame de la saison 2020.

Malheureusement pour Joey, une mauvaise chute met un terme à ses espoirs de Supercross 2019. Si le pilote Suzuki pense pouvoir revenir en compétition d’ici fin Mars, il reste conscient que rien ne presse et qu’il vaut mieux revenir en pleine forme plutôt que revenir trop tôt…

Lors du 6D podcast de SwapMotoLive, Joey Savatgy a abordé de nombreux sujets dont son retour à la compétition et l’intérêt pour lui de disputer ces courses d’intersaisons malgré les avis mitigés à ce sujet.

À Propos d’une date de retour.

“Je vais voir un médecin lundi. Je ne sais pas encore quand je pourrais rouler. Dans 4 semaines, je vais me faire retirer les vis qui sortent du pied. Je vais ensuite pouvoir commencer à travailler sur ma souplesse, ma mobilité. À partir de 8 semaines, je vais pouvoir commencer à mettre du poids sur mon pied. Ça dépend, si tout va bien et si tout se déroule comme prévu, je pourrais peut-être commencer à poser le pied dans 6 semaines, mais pour l’heure, autant attendre les 8 semaines pour s’assurer de bien récupérer et ne prendre aucun risque. Jusqu’à présent, on a eu de la chance avec l’opération, avec l’état de mon pied, essayer de gratter une semaine ou deux ne vaut pas le coup.

Si tout se passe bien, je reviendrais pour disputer les épreuves de Supercross mais c’est encore loin et il y a beaucoup de facteurs inconnus, difficile de se prononcer. Si je peux commencer à poser le pied fin janvier début février, on pourrait peut-être envisager de se fixer un objectif de retour vers la fin mars. Evidemment, si ça prend plus de temps, je reviendrais plus tard, si ça prend moins de temps, je reviendrais avant. On décidera le moment venu mais je veux revenir pour rouler en Supercross.”

À propos des courses d’intersaison

“Regarde Justin Brayton, il roule aux USA, en Australie, il a roulé à Genève. Ce ne sont peut-être pas des épreuves AMA ni des terrains similaires aux nôtres mais c’est bon pour passer du temps sur la moto, rouler en condition de course. Ce n’est pas exactement l’équivalent mais tu as plus de chance de t’adapter à ta moto, de la comprendre, de la régler. Je pense qu’il y a beaucoup à gagner à rouler lors de ces épreuves internationales mais il y a également beaucoup à perdre. Le truc, c’est qu’il y a aussi beaucoup à perdre à faire du testing à l’intersaison et ça, les gens ne le comprennent pas.

L’an dernier, début décembre, j’avais déjà fait 2000 tours à l’entraînement. Pensez-vous vraiment qu’il n’y a aucun risque à faire autant de tours ? Quelle est la différence entre 1500 tours et 2000 tours ? Y a-t-il vraiment un bénéfice à faire plus de 2000 tours à l’entraînement ? Difficile à dire. On prend autant de risques, si ce n’est plus, à l’entraînement, quand on s’entraîne 4 jours par semaine à l’intersaison car on fait ça non-stop, 50 tours par jour, 4 fois par semaine, pendant 2 mois.

Je comprends que les gens se disent que c’est stupide d’aller faire ces courses d’intersaison car on peut se blesser, mais la plupart du temps, on ne se blesse pas, on passe du temps sur la moto, et c’est bénéfique. Sur ces épreuves, tu peux faire une séance d’essais, une manche qualificative, une superpôle, les finales, ça doit faire 40 tours sur une soirée, ce n’est rien comparé aux 2000 tours que tu peux faire pendant l’intersaison.

Bien sûr que c’est différent, on est dans un pays différent, sur une moto différente, mais il y a des risques, comme partout. Tu peux aussi te pointer à Anaheim 1 et te blesser lors de la première séance d’essais, le résultat est le même et si tu avais fait ces courses d’intersaison tu aurais pu en bénéficier pour éviter de te blesser. (…)”

Médias