Les anecdotes de la semaine #3

Les anecdotes de la semaine #3

En bientôt un an et demi, je ne compte plus le nombre de podcasts écoutés, le nombre d’interviews lues ou réalisées, et les histoires racontées. Chaque semaine, je vous ai partagé, sur la page facebook du site, les anecdotes les plus croustillantes que j’ai pu dégoter, et autant vous dire que ça en fait un bon paquet depuis le temps.

Puisque les anecdotes ont toujours rencontrées un franc succès, j’ai décidé de toutes les retrouver et de toutes les rassembler afin de pouvoir vous les proposer dans un nouveau format, en attendant le retour des compétitions sportives. 5 anecdotes par semaine, de quoi passer quelques minutes de sa journée à lire – ou relire pour les retardataires – quelques courtes histoires, et autres citations en tout genre …

David Vuillemin – PulpMX #384

“Le truc, c’est que les équipes signent des jeunes pilotes mais derrière il n’y a pas un assez gros suivi pour leur apprendre ou leur montrer comment faire. En Supercross, il n’y a pas beaucoup de mecs qui sont capables de leur dire quoi faire ou ne pas faire.

Tout le monde sait faire du vélo et suivre un programme physique, l’aspect physique c’est facile si le pilote est prêt à faire le boulot, pas besoin d’un diplôme pour ça. N’importe quel mec qui fait du vélo ou du triathlon au niveau amateur – qui bosse de 9h à 17h – serait capable de préparer un pilote physiquement pour rouler en Supercross, c’est très basique.

Mais il n’y a personne pour leur apprendre comment s’améliorer en Supercross. Le meilleur exemple de ça cette saison c’est Thomas Covington.

Covington arrive aux USA, il n’a jamais roulé en Supercross, et il n’a personne autour de lui pour lui apprendre à rouler en Supercross. Il roule 2 ou 3 épreuves, il n’arrive même pas à se qualifier …

Thomas Covington est un vainqueur de GP, c’est un très bon pilote, mais à ses côtés, il n’y a personne qui ait déjà pris une série de whoops à fond de 4ème et qui sache comment faire.

Il y a des mecs un peu partout qui se font appeler coach et entraîneurs, mais si toi-même tu ne sais pas faire, comment peux-tu expliquer à quelqu’un d’autre comment faire ?

On signe des amateurs sans expérience en Supercross, mais on ne signe personne pour leur apprendre, il n’y a pas tant de gars que ça qui puisse leur apprendre.”

THOMAS COVINGTON IS HEADED BACK TO EUROPE FOR 2020 MXGP SEASON ON ...

Chad Reed – Shifting Gears Podcast avec Zach Osborne

“J’arrive en Europe en 2001, je vivais en Belgique et je roulais pour un team Néerlandais (DeGroot’s Kawasaki). Du coup, il fallait forcément que je roule dans le sable tout le temps.

En Australie, en grandissant, je me considérais comme un bon pilote dans le sable, j’avais gagné pas mal de courses auparavant et je roulais régulièrement dans le sable. Je n’oublierais jamais une des premières fois que j’ai roulé avec mon équipe avant le début de la saison, c’était à Lommel.

Stefan Everts et Joël Smets étaient là, et ils étaient 10 à 12 secondes plus rapides que moi. Moi je me demandais comment c’était possible, je pensais que je n’étais pas très loin de leur niveau et pourtant je me faisais fumer. Sur la moto je me sentais bien, je pensais même que je défonçais tout.

A ce moment-là, quand tu regardes l’équipe qui t’a engagée, tu te dis forcément qu’ils pensent avoir fait une erreur, que tu n’es pas si bon que ça.

À partir de ce moment-là, j’étais décidé, j’allais m’entraîner à fond pour être bon dans le sable, donc j’ai passé des jours et des jours dans le sable de Dunkerque.

On roule le premier GP de l’année à Bellpuig, puis on avait une semaine de repos et on devait aller au GP de Valkenswaard. Donc on roule dans le sable de Dunkerque, tout le monde était là, Pichon et tout le reste, et j’ai roulé, roulé et roulé jours après jours sans m’arrêter.

Je suis arrivé à Valkenswaard et évidemment je n’avais plus rien dans le sac, j’étais cuit. Je suis tombé quoi, 8 fois ? J’étais vraiment mauvais.

Après j’ai pris l’avion pour aller à la troisième épreuve en Australie, mon père m’a tellement engueulé, “Tu crains, et ci, et ça” j’ai retenu la leçon crois-moi.”

Quelques mois plus tard, à Lierop (Pays-Bas), Chad Reed s’impose dans le sable, devant Mickael Pichon. Reed terminera 2ème du championnat du monde 250 en 2001. Il s’envolera pour les Etats-Unis la saison suivante, pour rejoindre l’équipe Yamaha Of Troy. En 2002, Chad remporte toutes les finales de Supercross 125 côte Est sauf 2, et le titre qui va avec. L’histoire était en marche.

Chad Reed 2001 | Tony Blazier | Flickr

Chad Reed – Pulp Show #383

“En 2009 je signe mon contrat chez Kawasaki la semaine avant Steel City. À cette époque-là, Ryan Villopoto était chez Kawasaki.

Je vais sur le circuit Kawasaki pour essayer la moto, circuit qui est au bord de l’Autoroute 15. Forcément, je ne peux pas aller là-bas avec un maillot Chad Reed car je suis un pilote Suzuki.

Du coup, je me suis équipé comme Ryan Villopoto, des pieds à la tête. On était les mêmes, il y avait 2 Ryan Villopoto.

J’essaye la moto de 2009, puis celle de 2010. Dès que je monte sur la 2010, sur un enchaînement de 3 tables, ma chaîne casse, je passe par-devant et je me retrouve inconscient sur le circuit. Ça résume plutôt bien ma carrière chez Kawasaki.”

Ken Roczen – SwapMotoLive podcast

“Tout a vraiment débuté après San Diego, avec l’incident de la chaux. J’avais des brûlures qui se sont infectées et j’ai dû prendre des antibiotiques, puis je suis tombé très malade. Quelque chose a dû se passer avec mon système immunitaire.

Les médecins m’ont mis sur un autre traitement antibiotique et ça m’a vraiment achevé. Il y avait des moments pendant les courses du week-end où je sentais que j’allais m’effondrer.

Les gens pensent que je me trouve des excuses, mais je n’ai pas besoin de me trouver d’excuses et je ne veux pas parler de cette merde tout le temps.

J’ai commencé à reprendre du poil de la bête et j’ai repris de l’assurance. Puis est arrivé Detroit, et j’étais complètement cuit. C’était une course au format Triple Crown et j’étais épuisé avant la première finale.

À partir de là, ça a été catastrophique, je ne pouvais même pas m’entraîner pendant la semaine.”

2019 San Diego Supercross Results and Coverage (10 Fast Facts)

Chad Reed, à propos de Justin Hill – PulpMX Show #173

“Du lundi au jeudi, j’ai l’occasion de voir le niveau de Justin Hill à l’entraînement, et je peux te dire qu’il est impressionnant.

En octobre, alors qu’on venait de finir deux semaines de testings avec les Japonais, Weston et moi on sentait qu’on roulait vraiment bien, on avait un très bon niveau.

Justin Hill revient d’une blessure, il venait de passer un mois sur son canapé sans rouler en Oregon.

Il se pointe à l’entraînement et il roule presque deux secondes plus vite que nous, et ça, en même pas 5 tours.

On s’est regardé avec Weston … « Qu’est-ce qu’il faut qu’on fasse ? »

J’ai tiré du positif de cette situation, pour moi, Justin a été une référence à l’entraînement. Peu importe le chrono qu’il faisait, c’était ce chrono là qu’il fallait réussir à réaliser. […] Je ne sais pas … Je pense qu’il ne s’investit pas assez, qu’il ne fait pas les efforts qu’il faut, tout du moins, moi, je ne les vois pas.

En 450, il faut s’investir 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an, et je ne pense pas qu’il soit prêt pour ça.”

Chad Reed's Podium in Detroit Adds to Record-Breaking Hall of Fame ...

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