Maxime Renaux “j’ai voulu rester avec Yamaha car ils ont toujours cru en moi”

La relève Française entre de bonnes mains.

Recruté par la structure Italienne SM Action Migliori Yamaha fin 2017 pour disputer le championnat d’Europe 250 la saison suivante, Maxime Renaux a fait ses débuts dans le grand bain du mondial à l’occasion de la saison 2019.

Après des débuts mitigés, principalement entachés par des problèmes mécaniques, Maxime Renaux est monté en puissance tout au long de la saison avant de décrocher son premier podium de mondial à Imola, en Italie. Une belle récompense pour le pilote Français, revenu de loin après deux années blanches ternies par des blessures successives.

En 2019, Maxime Renaux a intégré le top 10 final du championnat du monde MX2 (7ème) et met dors et déjà les bouchées doubles à l’intersaison – en Sardaigne. Objectif, hausser le ton en 2020.

Avec plus de soutien de la part de Yamaha, des moteurs préparés par Michele Rinaldi et une détermination à toute épreuve, le Français sera un client à surveiller de très près l’an prochain.

Maxime, tu rejoins SM Action pour l’EMX250 en 2018 après deux années de blessure. À cette époque-là, est-ce que tu t’es dit que la saison 2018 serait celle de la dernière chance ?

Pas forcément, j’ai eu de la chance d’avoir Yamaha à mes côtés pour me soutenir durant ces deux années difficiles et j’ai plus vu l’année 2018 comme une année de reconstruction plutôt que l’année de dernière chance.

J’ai eu de gros soucis de nerfs au niveau du bras, c’est pourquoi j’ai mis beaucoup de temps pour revenir. Pour moi, c’était l’année pour me construire à nouveau et repartir sur de bonnes bases.

Tu vas entamer ta troisième saison avec l’équipe. As-tu été approché par d’autres équipes à l’intersaison ? Pourquoi cette décision de continuer avec SM Action ? Et Rinaldi dans tout ça ?

J’ai été approché par d’autres équipes, d’autres marques, mais j’ai voulu rester avec Yamaha car ils ont toujours cru en moi et ne m’ont pas laissé tomber quand j’ai traversé ma période difficile.

À présent, et avec les résultats que j’ai signés en 2019, je bénéficierai des moteurs « officiels » avec un support apporté par Michele Rinaldi en personne. Je suis très content de mon matériel à présent.

Maxime Renaux – Loket – @dailymotocross

Au regard du graphique, on observe une progression sur l’année, des hauts, des bas et une fin de saison très régulière, peux-tu brièvement analyser ta saison 2019 ?

En Argentine, en France, en Angleterre et en Italie (Mantova), j’ai rencontré des soucis mécaniques qui m’ont contraint à l’abandon.

L’année ne commençait pas très bien avec beaucoup de soucis mécaniques.

Par la suite, le Team a travaillé et a fait du bon travail pour pouvoir corriger le tir et faire une deuxième partie de saison plus régulière.

Je pense aussi être monté en puissance tout au long de cette saison et j’ai beaucoup appris. C’est aussi ce qui m’a permis de faire une fin de saison régulière et de faire de bons résultats.

En 2020, Prado, Jacobi et Sterry montent en MXGP, ils terminent devant toi en MX2 cette saison. Il reste encore les Geerts, Olsen, Vialle & Co, mais j’imagine que les objectifs changent ?

Forcément les objectifs changent, je ne pense pas forcément à qui reste dans la catégorie, qui monte en MXGP, je vais continuer à travailler pour arriver le plus préparé possible sur cette saison 2020.

On verra ensuite pour les résultats, mais pour l’instant je me concentre sur la façon dont je dois aborder ma préparation.

Maxime Renaux – Teutschenthal – @dailymotocross

Quelle a été la plus grosse adaptation de l’EMX au mondial MX2 ?

Le nombre de courses et cette « saison marathon » de 18-20 épreuves. Ça fait une très longue saison surtout que j’ai aussi participé au championnat italien qui se dispute sur 6 courses.

Ce podium en Italie semble avoir été un vrai regain de confiance en fin de saison, c’était le cas ?

C’était une sorte de récompenses après avoir travaillé ces deux années pour revenir au plus haut niveau. Regain de confiance oui, mais c’était aussi et surtout le fait d’avoir pu m’exprimer comme je savais le faire et le plaisir, le soir venu, de me dire que j’avais vraiment fait le job.

Avoir la présence d’Henry Jacobi dans l’équipe en 2020 et pendant la préparation hivernale, c’est un bon point de repère pour toi ?

Oui, ça va être intéressant de pouvoir s’entraîner ensemble. Il n’était pas encore tout à fait remis de sa blessure mais à partir de début janvier nous allons certainement commencer à rouler un peu ensemble.

Rouler ensemble, ça peut nous tirer tous les deux vers le haut.

Maxime Renaux – Loket – @dailymotocross

Avec une saison de mondial dans les jambes, j’imagine que vous avez ciblé des points à travailler lors de cette intersaison, quels sont ces points ?

Les départs. C’est vraiment un des points sur lesquels je travaille cet hiver. Ça ne m’a pas aidé en 2019 mais je vais mettre en place ce qu’il faut pour réussir à partir devant en 2020.

Un motocross des nations difficile, sur le plan personnel comme pour l’équipe de France. Un bilan rapide ?

Un motocross des nations difficiles, c’est vrai, mais on a tout donné. C’était vraiment spécial pour moi, c’était ma première participation, c’était une course très difficile.

J’ai rencontré un problème mécanique qui m’a empêché de finir la seconde manche et j’étais vraiment déçu, mais j’avais vraiment donné tout ce que je pouvais, et si c’était à refaire je le referais.

Sur une course comme celle-ci, tu donnes absolument tout ce que tu as.

Une première expérience au Motocross des Nations pour Maxime Renaux en 2019 – Assen – @dailymotocross

On sait que tu es un excellent pilote de sable, tu t’es d’ailleurs imposé lors de l’ouverture du championnat de France des sables. Pourquoi avoir choisi de t’aligner sur cette épreuve ?

J’ai choisi de m’aligner sur cette épreuve pour le plaisir car j’apprécie énormément cette course. Et j’y ai pris beaucoup de plaisir; forcément, la victoire était un plus et ça m’a permis de finir la saison sur une bonne note !

En quoi va consister ton programme d’intersaison ?

Je suis descendu en Sardaigne pendant 2 semaines en décembre et de nouveau tout le mois de janvier pour me préparer. Le climat est plus adéquat pour s’y entraîner et il y a beaucoup de terrains sur lesquels rouler, donc c’est top.

Pourquoi le #959 ?

De base, le 99 était mon numéro mais il était pris pour la première année en championnat d’Europe 125 donc, le 99 s’est transformé en 959.

Si tu n’étais pas pilote de Motocross, tu te serais dirigé vers quelle carrière professionnelle ?

À vrai dire, je ne me pose pas forcément la question car je n’ai jamais trop imaginé une autre carrière professionnelle que celle-ci.

J’ai fait des études en économie et je me suis arrêté après avoir obtenu ma première année à la fac, mais c’était vraiment secondaire, d’abord la moto.

Il a fait quoi Maxime Renaux pour décompresser après la saison 2019 ?

Je suis parti quelques jours en vacances mais avec le recul, je crois que ces quelques jours sans moto ont été les plus durs de l’année finalement !

Gaz en 2020, Maxime ! – Assen – @dailymotocross

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