Ricky Carmichael “Je m’entraînais 7 jours sur 7”

Ricky Carmichael “Je m’entraînais 7 jours sur 7”

Incontestablement, Ricky Carmichael est le précurseur du régime d’entraînement que les pilotes s’infligent aujourd’hui. Au lendemain du Supercross de Las Vegas, en 2001, et alors que tous les pilotes présents se remettent encore de leur fête de la veille, Ricky Carmichael – qui avait signé le doublé au MGM Grand Garden pour sa première sortie sur la Honda d’usine – est déjà de retour à l’entraînement physique dans la salle de sport du Hard Rock Hotel.

The GOAT venait de s’adjuger le titre de champion de Supercross US cette saison-là – son 6ème titre AMA – en décrochant 13 victoires consécutives et devançant Jeremy McGrath de 64 points. En s’entraînait devant tout le monde en lieu et place de faire une grasse matinée méritée après sa soirée, Ricky Carmichael venait de marquer un tournant dans l’entraînement et la préparation physique du sport.

Ricky Carmichael

“Le but n’était pas de briser les autres mentalement. Je ne suivais que ma routine d’entraînement, je m’entraînais 7 jours sur 7. Que je m’entraîne dans la salle de l’hôtel ou que je coure dans la rue, quelqu’un m’aurait vu. Ce décrassage était la clef pour ce qui m’attendait la semaine suivante, donc je n’avais pas le choix. Je n’ai jamais tenté de démoraliser qui que ce soit de cette façon. J’ai laissé mes résultats faire ça pour moi. Si je savais que je pouvais être plus rapide qu’eux sur la piste, alors ça me suffisait pour faire le travail. Les autres n’avaient pas besoin de me voir m’entraîner pour être démoralisé. Je m’occupais de moi, je cherchais à m’améliorer, à trouver comment devenir plus fort mentalement plutôt que de jouer à un petit jeu mental avec mes concurrents.”

“Je ne pensais pas que j’aurais un tel impact dans le sport, que tout le monde se mettrait à prendre ça plus sérieusement. Je ne dis pas que les gars avant moi ne travaillaient pas dur, car ils bossaient, mais l’intensité était bien différente. Par la suite, c’est devenu mange, dors, et respire moto”

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“J’ai dû faire ça pour battre le king, Jeremy McGrath, c’est ce qu’il a fallu que je fasse pour le battre. Mais je ne pense pas que ma façon de faire convenait à tout le monde. Par contre, je pense que j’ai amené cette légitimité du travail, et aujourd’hui, tous les pilotes se doivent de traiter la compétition comme leur job. Toute une routine s’est mise en place et c’est toujours comme ça depuis, c’est cool à voir.”

“J’ai toujours beaucoup roulé à l’entraînement depuis que je suis gamin parce que c’est comme ça que j’ai été élevé. Certains de mes concurrents avaient bien plus de talent naturel que moi, donc il a fallu que je travaille plus qu’eux pour combler le déficit à ce niveau-là. Voilà tout ce que je connaissais. J’ai pu faire ça autant de temps car c’était normal pour moi, c’était ce dont j’avais l’habitude. Certains pilotes n’ont pas la même longévité aujourd’hui car ils n’ont pas été habitué à cette charge de travail très jeunes. J’ai grandi en roulant beaucoup, dès la 60cc, je ne connaissais rien d’autre que l’entraînement.”

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