Stephen Rubini “terminer dans le top 10 final”

Stephen Rubini “terminer dans le top 10 final”

Après avoir manqué de peu le titre de champion d’Europe 250 l’année dernière – titre remporté par Roan Van de Moosdijk pour 6 petits points – Stephen Rubini – pilote du Team Assomotor Honda – a démarré sa saison 2020 avec beaucoup d’ambition pour son retour en mondial MX2.

Malheureusement, une blessure contractée lors de l’intersaison est venue réduire les espoirs du pilote Français lors des deux premières épreuves, mais cette période de confinement lui a donné une opportunité de guérir et désormais, Stephen est en pleine forme, prêt à en découdre et à faire forte impression lorsque le championnat du monde MX2 reprendra ses droits.

Stephen, comment as-tu géré la quarantaine en Belgique?

Tout d’abord, après Valkenswaard, le confinement a été une relativement bonne chose pour moi car a la fin de l’hiver, je me suis blessé à la nuque et je n’ai pas roulé comme je sais le faire lors des deux premiers GP.

Ce confinement, ça signifiait qu’après Valkenswaard, je pouvais prendre un peu de temps pour me reposer et guérir. C’était une bonne chose pour moi au début, mais ensuite, tu veux remonter sur la moto, voir tes potes, t’entraîner comme d’habitude, sauf que tu ne peux pas; alors par la suite, c’était assez difficile.

En ce moment, tu restes en forme physique plutôt que de t’entraîner à moto ?

Oui, c’est ce que je fais maintenant. En Belgique, nous pouvons toujours sortir et faire du vélo ou de la course à pied, des choses comme ça, avec au maximum deux personnes, donc quand je fais du vélo, je peux y aller avec un ami et on s’entraîne ensemble. C’est bien de ne pas être seul, mais à part ça, je pense que je suis comme tout le monde et que je regarde beaucoup Netflix!

C’est pas si mal. Alors, content d’être en Belgique?

C’est sûr, l’Italie, la France, l’Espagne et d’autres pays sont vraiment sévères sur les règles de confinement. J’ai appelé mes parents et mon frère en France et ils sont confinés. Si vous sortez sans autorisation, vous pouvez prendre une amende, donc les règles sont vraiment strictes là-bas, donc je suis assez content d’être en Belgique parce qu’ici, on peut sortir, faire de l’exercice et des choses comme ça. Je vois beaucoup de gens faire des activités quand je fais du vélo, donc c’est bien que nous ne soyons pas obligés de rester à la maison 24/7.

Lommel devrait rouvrir bientôt ?

Oui, on ne sait pas exactement quelle est la situation et si tout le monde pourra y aller. C’est difficile quand vous n’êtes pas originaire de Belgique de tout savoir, donc je cherche des réponses, pour savoir si ce n’est qu’une réouverture pour les moins de 18 ans ou si c’est sur invitation par exemple.

J’espère que je pourrai rouler, même si ce n’est pas tous les jours, juste pour rouler un peu. Je ne sais même pas si je pourrai avoir un mécanicien ici en Belgique parce que le mécanicien de mon équipe est actuellement en Italie. Ce sera difficile mais si je peux rouler deux ou trois fois par semaine, ce serait vraiment top pour moi.

C’est probablement la première fois que tu ne roules pas pendant autant de temps, est-ce que ça fait que le MX te manque encore plus ?

Sauf blessures, oui. C’est certainement la première fois que je passe autant de temps sans rouler alors que je suis en bonne santé. Même après la saison, quand on prend des vacances, ça nous manque et on réalise à quel point on aime rouler.

En cette période de l’année, nous sommes généralement en plein milieu de la saison, on enchaîne les courses et ça me manque vraiment. La grille qui s’abaisse, la sensation sur la grille de départ, les batailles sur la piste et même l’entraînement, tout ça, ça fait partie du jeu. Chaque minute passée sur ma moto me manque maintenant.

As-tu été en mesure de reproduire cet esprit de compétition lors des entraînements physiques, ou en ligne avec d’autres pilotes, ou tes amis avec des jeux?

En fait, je ne suis pas le meilleur cycliste de tous les temps, je n’ai vraiment commencé le vélo de route que ces deux dernières années. Pendant cette période de confinement, j’ai fait plus de 100 km à quelques reprises, c’était un vrai défi pour moi car je n’avais jamais fait autant auparavant.

Heureusement, j’en faisais avec Brent van Doninck, ce qui m’a facilité la tâche, car il est vraiment bon en vélo et il m’a poussé. Lors de mon entraînement à domicile, j’ai essayé de me repousser en tentant de faire 1000 V-Ups ou des trucs comme ça. J’essaie de me mettre un peu au défi, mais après un mois et demi, tu veux te mettre au défi sur la moto, pas seulement à la salle.

Tu parlais de ta blessure à la nuque, est-ce que tu t’es refait mal lors de ta chute en Grande-Bretagne?

Deux semaines avant l’Angleterre, j’ai chuté à Lommel et j’ai eu une vertèbre compressée et ça m’a vraiment fait mal. Impossible de m’endormir le soir. Peut-être que je dormais deux ou trois heures la nuit, donc ce n’était vraiment pas idéal.

En Angleterre, je commençais à me sentir mieux, toujours pas à 100% mais mieux, puis en deuxième manche à Matterley, je suis tombé et je me suis de nouveau fait mal au cou malheureusement. Ça n’a certainement pas aidé. À Valkenswaard une semaine plus tard, il m’était impossible de rouler. Dans le sable, il faut se donner deux fois plus et c’était compliqué pour moi de me concentrer car je pensais toujours à la douleur.

On a discuté avec l’équipe et on a décidé de faire l’impasse sur l’épreuve et peut-être même celle en Argentine, qui était prévue deux semaines plus tard. J’avais besoin de temps pour récupérer car il m’était impossible de rouler avec cette douleur.

La douleur a-t-elle complètement disparu maintenant?

Je suis complètement rétabli maintenant, mais il aura fallu plus de temps que prévu. Il m’a fallu près d’un mois avant de ne plus ressentir aucune douleur. Les deux premières semaines, si je passais une mauvaise nuit, le matin, j’avais mal à la tête donc je suis vraiment content d’en avoir fini avec ça!

Lorsque la saison recommencera, tu espères pouvoir montrer ce que tu peux faire réellement ?

C’est comme une seconde chance pour moi. Je peux repartir du bon pied et j’ai hâte de recommencer la saison afin de montrer de quoi je suis capable. Je vais m’entraîner dur et apprécier chaque fois que je ferais de la moto

Quand la saison reprendra, qu’espères-tu faire en catégorie MX2?

Mes objectifs sont les mêmes que ceux du début de saison; Je veux terminer dans le top 10 final du championnat du monde et faire autant de top 5 de manche que possible. L’objectif principal est de monter sur le podium, je veux vraiment y parvenir et je suis sûr que j’en suis capable. Ce qui m’a manqué ces dernières années, c’est la régularité. L’année dernière en Europe 250, j’étais régulier et désormais, je veux l’être en catégorie MX2 également.

Via Honda Pro Racing / MXGP. Images John Oostvogels & MXGP

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