Tom Vialle “On va s’entraîner dur dans le sable”

Tom Vialle “On va s’entraîner dur dans le sable”

Leader du mondial MX2 après deux épreuves, le Français Tom Vialle était l’invité de Paul Malin et Lisa Leyland pour un “Studio Show” virtuel; à défaut de disputer les épreuves du mondial. Lors de cet entretien, Tom est revenu sur le confinement, sur son début de saison 2020 et sur les débuts avec l’équipe Red Bull KTM …

Tom Vialle

“C’est une période difficile, déjà 3 mois sans courses, ça manque, c’est un peu long.

Actuellement, je suis en Belgique. Je m’entraîne dans le sable de Lommel avec Joël Smets. On a un gros programme en cours avec lui pour les prochaines semaines, on va s’entraîner dur dans le sable, 2 ou 3 jours par semaine.

Pendant le confinement, j’ai passé 2 mois sans rouler. J’ai fait beaucoup de vélo à l’extérieur et on s’est entraîné physiquement avec de la musculation. J’ai eu de la chance d’être en Belgique car c’était vraiment restrictif en France pendant le confinement alors qu’en Belgique, on pouvait encore sortir pour faire du vélo par exemple. C’était bon de pouvoir continuer à s’entraîner physiquement.

Remporter ma première victoire de manche à Matterley, c’était vraiment bon. J’attendais ça depuis l’an dernier. J’ai gagné un grand prix, mais pas de manche en 2019, et à Matterley j’ai finalement gagné une manche. En première manche en Angleterre, j’étais en tête avec 10 ou 15 secondes d’avance sur le second à quelques tours de la fin et j’ai commis une erreur.

En seconde manche, je me suis de nouveau retrouvé en tête et dans les derniers tours je me suis dit qu’il était temps d’en gagner une. Le dernier tour était compliqué.

René Hofer a très bien roulé à Matterley, il s’est mis à pleuvoir au milieu de la seconde manche et c’était difficile pour moi au niveau des lunettes. Je suis resté un peu derrière René, on avait quelques secondes d’avance sur le troisième pilote. Le rythme était bon, je n’ai pas eu besoin d’attaquer trop tôt. Je l’ai suivi avant de porter une attaque dans les 3 derniers tours pour remporter ma première manche. C’était vraiment top. À cause de mes problèmes de lunette, il m’était difficile de porter une attaque plus tôt donc je n’ai pas tenté le diable pour doubler René.

J’aime ce tracé; j’y ai signé mon premier podium en mondial MX2 la saison passée et je roulais déjà bien. Cette année, c’était plus compliqué, le tracé était vraiment boueux, mais c’est un tracé que j’aime bien, sur lequel je me sens bien, c’est un de mes tracés favoris.

En 2018, j’ai fait ma première saison complète en championnat d’Europe. C’était la première fois que je faisais une saison dans les paddocks, c’était impressionnant pour une première fois. Je n’avais jamais été en Russie, ou sur ces circuits auparavant. Pour ma première année en MX2, j’ai découverts beaucoup de nouveaux circuits, c’était assez difficile pour moi. En mondial, on roule 2 jours, donc on a pas mal de temps sur la piste avant les manches du dimanche, mais le dimanche, le circuit est difficile, défoncé. Pour moi, en 2019, c’était mes premières expériences.

J’ai roulé sur deux épreuves EMX250 en 2017 mais jamais avec autant de trous, autant de trajectoires différentes. En 2018, j’ai fait ma première saison complète en EMX et j’ai connu des hauts et des bas. C’était difficile pour mes parents, on n’avait pas vraiment d’équipe, on était un team familial; et j’ai fait 3 courses avec le team LRT KTM. Pour moi, c’était une bonne préparation avant la transition en équipe usine car le team était très professionnel et la moto était vraiment performante. J’ai signé deux podiums avec LRT lors des deux dernières épreuves avec LRT, j’ai signé un podium à Assen. En 2018, je ne roulais pas vraiment dans le sable alors signer un podium à Assen, c’était dingue.

À Valkenswaard cette année, je ne m’attendais pas à gagner. Je sais que Jago est vraiment bon dans le sable et je voulais vraiment me battre avec lui en Hollande pour tenter de jouer la gagne. J’ai vraiment bien roulé en première manche, Jago est parti troisième, je savais qu’il serait rapide en dans le sable, et il m’a doublé dans les trois derniers tours alors que je rencontrais un problème avec mes lunettes. J’étais vraiment content de ma première manche même si j’étais un peu frustré de perdre la première position dans les derniers tours. En seconde manche, j’ai attaqué d’entrée de jeu. Le terrain était vraiment difficile mais j’ai pris du bon temps, la moto marchait bien, je me sentais à l’aise. C’était un très bon weekend pour moi.

Une semaine après avoir signé le contrat avec Red Bull KTM, on a déménagé en Belgique avec ma famille. J’ai commencé à rouler dès novembre dans le sable, et c’était très difficile le premier mois. J’avais été m’entraîner à Lommel une ou deux fois avant en 2018 mais jamais plus. Le premier hiver a été très difficile pour moi, je suis beaucoup tombé, j’ai connu des moments difficiles.

Ma première victoire de grand prix, c’était en 2019 en Suède à Uddevalla. Je n’ai pas connu un bon samedi, j’ai terminé 8ème de la qualification, je ne me sentais pas très bien sur la moto mais le dimanche, dès le warmup, je me sentais vraiment bien. En première manche, j’étais derrière Jorge et j’ai attaqué jusqu’au dernier tour. Je me sentais vraiment bien, j’étais à l’aise, sur mon meilleur rythme de l’année. Jorge est tombé en seconde manche et c’était une énorme opportunité pour moi pour gagner mon premier grand prix.

C’est très important pour moi d’avoir mon père à mes côtés, il a beaucoup d’expérience en grands prix. Quand j’étais plus jeune, il était mon entraîneur et je me suis beaucoup amélioré avec lui. J’ai fait chaque épreuve avec mon père et il me connait très bien. Pour moi c’est important de l’avoir avec moi sur les épreuves. Parfois, on ne parle pas beaucoup, mais un petit détail peu faire la différence, on va parler d’un virage, d’une trajectoire, de détails. Ça marche bien comme ça.

Quand j’avais 4 ou 5 ans, mon père roulait encore en Supercross et je me souviens de quelques courses, comme en Allemagne. J’ai des souvenirs de ça. Il n’a jamais vraiment arrêté car après sa carrière, il a organisé des stages pour les enfants […]”

Photo d’introduction: Thibault Gastal

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