Une course, une histoire – Cyrille Coulon

Une course, une histoire – Cyrille Coulon

Une course, une histoire”; c’est une rubrique sans prétention qui a pour objectif de vous permettre de replonger dans les moments les plus marquants des carrières de vos pilotes tricolores favoris. Amateur d’anecdotes ou d’histoires insolites, on fouille dans des souvenirs, parfois lointains …

Pour ce septième épisode, Cyrille Coulon remonte dans le temps. Après avoir mis un terme définitif à sa carrière de pilote en 2018, Cyrille s’est dégoté un job de technicien suspension chez BOS, du côté de Toulouse. Habitué des podiums en France et sur les championnats Européens, le champion de France SX1 de 2008 a roulé en Enduro, dans le sable, en Supercross, en Motocross, en France, en Europe, aux USA … Un entretien qui dérive finalement sur une interview que vous retrouverez en ligne cette semaine.

Cyrille Coulon

” Lors du Supercross de Genève, en 2005, je roule en 250 2 temps sur ma Suzuki. Il faut savoir que j’ai toujours eu du mal à rouler dans les petites salles, et la semaine précédente, à Lyon, j’avais passé un mauvais weekend, je n’avais rien fait, j’étais tombé, rien n’allait. Je suis arrivé à Genève, je n’étais pas à l’aise, encore une fois, ça n’allait pas très bien en piste.

David Vuillemin était présent. Le premier soir, je roule plutôt pas terrible, j’avais beaucoup d’appréhension suite aux chutes du weekend d’avant, j’ai fait un vrai blocage. Je n’étais pas mauvais dans les whoops mais ce soir-là, ce n’était pas ça. Le premier soir se passe, finalement, ça va, mais rien d’extravagant. Un résultat banal le vendredi soir.

Le samedi, j’arrive à me débloquer, je roule mieux, je rentre plus fort dans les whoops, ça n’avait plus rien à voir avec la veille.

En demi-finale, je me bats contre David en partant en tête. David me double, j’essaye de tenir son rythme. Il s’arrête carrément au bout de la ligne droite pour me laisser passer. Il reprend ma roue et me redouble dans la foulée. “Put*in l’enfoiré !”. Je me dis qu’en partant bien, je peux jouer devant.

En finale le samedi soir, je sors devant avec Mickael Musquin, je le double et je me retrouve ensuite devant Mike Brown, David était un peu plus loin. Je roule ma course, je m’aperçois que Mike Brown ne revient pas sur moi, j’arrive à le lacher un peu. David parvient à revenir second au fil de la finale mais trop tard pour porter son attaque sur moi, je gagne une finale lors du Supercross de Genève devant David Vuillemin et Mike Brown. À l’époque, j’avais 25 ans, les 4 temps commençaient à arriver, on roulait tous sur des 2 temps, c’était un bon weekend.”

“J’ai aussi fait le Supercross de Bercy, de Lille, de l’U Arena, j’ai roulé au Supercross du stade de France, il s’est arrêté en 2001 de souvenir. Ça soudait à l’époque avec Albertyn & les autres. J’étais en 125, je me tirais la bourre avec Stephan Demartis dans la boue et je me suis satellisé dès la première finale sur un enchaînement, un gros coup de raquette et je me suis fracassé. J’étais à genou sur la piste je cherchais la moto sans savoir ou j’étais. Je suis reparti en seconde manche et je termine quand même second sans avoir les idées très claires (rires).”

“En 2008, je me suis pointé sur le grand prix de France à Plomion à l’improviste et sur un coup de tête avec ma femme. J’étais engagé en catégorie MX3. Mon pote Thomas Allier roulait dans ce championnat.

En première manche, je me bats avec Thomas, mais vu que je ne joue pas le championnat, je le laisse me doubler pour la gagne et je termine second dans sa roue. En seconde manche, Sven Breugelmans nous mets une petite claque et s’impose alors que Thomas se mets au tas. Je termine second de la seconde manche également. Au final, c’est Sven qui remporte le GP avec son 3-1 et je termine second avec mon 2-2. Ce jour-là, j’aurais pu gagner un grand-prix si je n’avais pas laissé Thomas passer ! “

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