Une course, une histoire – Sébastien Pourcel

Une course, une histoire – Sébastien Pourcel

Dans le but de me diversifier, je vous propose désormais “Une course, une histoire”; la nouvelle rubrique qui voit le jour sur le site. L’objectif de cette dernière, replonger dans la mémoire de nos pilotes tricolores pour leur en  faire ressortir des anecdotes, des histoires insolites ou simplement plonger au cœur d’un moment marquant de leur carrière.

Pour ce troisième épisode, Sébastien Pourcel se joint à nous pour se remémorer une épreuve du championnat d’Europe 125 en Ukraine pendant sa dernière saison Européenne, en 2003. On ne décroche pas 8 titres nationaux sans connaître son lot de galères … On remonte 17 ans en arrière.

Sébastien  Pourcel

“Un moment qui m’a marqué dans ma carrière, c’est un weekend qui a très mal démarré, mais qui reste aujourd’hui un super souvenir.
En 2003, je suis pilote de l’équipe FreeX de Christian Bayle et on part sur une épreuve de l’Europe 125 en Ukraine, à Dnipropetrovsk.

Le weekend commence avec un premier retard d’avion. On était parti de Marseille pour aller en Allemagne, et arrivé en Allemagne, on loupe la correspondance pour l’Ukraine à cause de ce retard. On prend donc un autre vol et on arrive enfin en Ukraine vers les coups de minuit.

Vu l’heure, impossible de récupérer nos voitures de location, il n’y avait plus personne. En cherchant, on a fini par trouver quelqu’un de l’agence de location pour récupérer les voitures, vers 2h du matin.

On est en pleine nuit, on doit rouler le lendemain, et nous voilà à louer deux voitures pour se faire les 2 heures de route qui nous séparent de l’aéroport au circuit Ukrainien.

On se met à 2 pilotes par voiture; il y avait Pascal Leuret, Thomas Allier, moi et un autre pilote. On était complètement KO, chaque voiture avait son chauffeur, et on avait rabaissé les sièges à l’arrière pour en faire des banquettes pour pouvoir dormir pendant le trajet; C’était chaud. La route en Ukraine, c’est beaucoup de trous, de nids de poules, pas évident de se reposer et encore moins de se repérer car les indications sont différentes de chez nous; on ne rigolait pas trop.

On arrive finalement à l’hôtel vers 5h du matin alors qu’on devait rouler à 10h. Autant dire que la nuit a été courte. Place aux qualifications de l’Europe le matin, ça se passe plutôt bien pour moi, de souvenir je signe le premier ou le second temps de mon groupe.

On récupère correctement dans la nuit du samedi au dimanche, et le dimanche, on se bagarre avec Pascal Leuret pendant toute la journée. Il remporte la première manche et je termine second avant de remporter la seconde manche devant lui. Du coup, je remporte le général de l’épreuve en Europe 125 et on participe à une superfinale – qui ne comptait pas pour le championnat, mais qui était primée. De nouveau, on s’est battu avec Pascal pour la victoire pendant toute la manche et je parviens à gagner. De souvenir, j’ai empoché 500€ pour cette victoire. C’était top.

D’un weekend galère, ça reste un très bon souvenir dont on se souvient toute sa vie; des moments comme ça, ça marque. L’Ukraine, c’est un truc de fou, ça dépayse, tu avais l’impression d’être dans un bidonville, la misère était omniprésente il y a 20 ans, c’est des images qui te marquent.”

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